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Écovolontariat & Environnement - Écovolontariat en forêt amazonienne, Pérou par Andréanne Dufour-Morin

Enfin, le 2 août est arrivé, mes bagages sont prêts et mon adrénaline est au maximum. Mes 3 ans d’attente pour avoir l’âge minimum sont finis et nos recherches ont portés fruits. J’ai trouvé le parfait voyage d’écovolontariat avec Projects Abroad. 3 avions et une vingtaine d’heures de voyage plus tard, me voilà à Puerto Maldonado, au Pérou. Il fait chaud ! Il fait beau ! Pas un nuage dans le ciel, quelle meilleure journée pour arriver. Je rencontre les autres volontaires qui arrivent du même avion. Des rires fusent dès les premières minutes et coïncidence, la majeure partie parle français comme moi.

Direction le marché pour acheter ce qui nous manque. Pour la plupart d’entre nous, ce sont des filets pour la nuit. Ensuite, on s’arrête au café-internet pour communiquer à nos parents que nous sommes bien arrivés à destination. Il est maintenant temps d’aller à Taricaya Rescue Center dans la forêt amazonienne. Nous nous rendons au bateau où des volontaires venus passer le week-end en ville nous attendent. On en apprend un peu plus sur le déroulement à la réserve de même que les différents projets qu’on y fera. Nous embarquons dans le bateau pour une heure. Wow ! La vue sur la rivière est à couper le souffle, je n’en reviens pas. J’aperçois des caïmans sur la berge et j’entends le chant de divers oiseaux.

Le site est en vue, on décharge nos bagages et montons l’escalier. Le staff nous accueille et nous désigne nos chambres. Je rencontre ma colocataire et défais mes valises. Je regarde dehors et remarque qu’il fait nuit, pourtant nous venions d’arriver… et oui à 17h30 il fait déjà nuit. En attendant le souper, je prends une douche. Je m’y attendais, mais le fait de ne pas avoir d’eau chaude surprend toujours. Toutefois, quand on a une température en haut des 30 degrés chaque jour et qu’on travaille, ça rafraîchit énormément et on fini par l’apprécier.

L’heure du souper est finalement arrivée. Je fais la rencontre de volontaires qui m’expliquent la répartition des projets du lendemain. Vers 20h, on installe le tableau de l’horaire du lendemain et on va voir le projet qui nous est assigné. Pour ma première journée, j’allais commencer à 8h avec le transport de cailloux pour une durée de trois heures. Bon, autant aller dormir tout de suite pour être en forme.

Le lendemain, le soleil me réveille vers 5h30… et oui la nuit arrive tôt et le matin aussi. Le déjeuner avalé, j’attends dans les hamacs (avec les autres du même projet) jusqu’à ce que les membres du staff viennent me chercher. On apporte les sacs et les pelles dans le bateau et nous allons à l’endroit où la rivière est plus basse et où les cailloux sont plus faciles d’accès. Après 1h30 environ, tous les sacs sont prêts, mais le bateau est coincé. Nous sortons tous dans l’eau et on pousse. C’était probablement la partie la plus drôle, car tout le monde avait chaud, tout le monde riait et nos vêtements étaient trempés. Retournés à Taricaya, on transporte les sacs de cailloux et on les vide pour en faire des chemins lors des jours de pluie et c’est parti pour un deuxième voyage.

J’ai une pause jusqu’à 15h15, alors j’en profite pour aller me baigner dans la rivière et me rafraîchir. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie, mais ça en vaut la peine. Mon deuxième projet de la journée est arrivé, je m’enfonce dans la forêt pour aller placer des filets pour capturer des oiseaux dans le but d’identifier les espèces de la réserve. On apporte des machettes pour couper les branches qui auraient obstrués les chemins et les emplacements des filets. Un membre du staff me montre comment l’utiliser et le travail peut commencer. Lorsqu’ils sont tous placés, nous prenons le chemin du retour et quelle chance ! Nous apercevons une quinzaine de perroquets dans un arbre. Habituellement, ils se posent dans des arbres beaucoup plus haut.

Le soir, tout le monde se réunit et des liens se créent. Je n’avais jamais rencontré un groupe aussi diversifié et amusant. Au cours des discussions, on apprend la culture des différents pays d’où proviennent les volontaires, tels que l’Australie, le Royaume-Uni et plusieurs autres parties de l’Europe. On en apprend aussi sur le Pérou, car le staff provient de différentes parties de ce magnifique pays.

Les jours défilent à une vitesse ahurissante et les projets sont toujours différents.Pour ma part, les projets constituaient à nourrir les animaux protégés, l’observation des oiseaux où j’ai eu la chance d’apercevoir des hérons, des pélicans et des aras. Il y a aussi eu la construction d’un pont, la collecte de fruits et de fleurs pour les singes et plusieurs autres… On ne s’ennuie jamais !

Lors du séjour, il y a au moins une nuit où quatre volontaires et des membres du staff vont participer au Turtle project. Le projet consiste à protéger les œufs de la tortue Taricaya qui est en danger, car des habitants volent les œufs pour les manger ou les vendre et n’en laisse aucun pour la repopulation. Alors, nous allons passer la nuit sur une plage et nous nous réveillons plusieurs fois pour aller chercher des nids de tortues pour pouvoir rapporter les œufs et les disposer dans une plage artificielle jusqu’à l’éclosion.Pour ma part, je n’ai pas eu la chance de trouver des nids, mais la vue du ciel la nuit nous faisait oublier cette déception. Couchée dans le sable, observant le ciel, j’apercevais notre voie lactée Milky Way, des étoiles filantes et probablement une planète, c’était magique !

Durant ce court séjour de deux semaines, j’ai vécu une expérience qui a changé ma vie. Je serais restée plusieurs mois et les adieux ont été très difficiles : aux autres volontaires, au staff qui à été merveilleux, aux animaux auxquels on s’attache tellement et au site en général. Devoir retourner à la civilisation et ne plus entendre les bruits de la nature lorsqu’on dort est un choc et j’aurais souhaité rester à cet endroit incroyable plus longtemps. Je me suis crée des amitiés avec des personnes incroyables et des souvenirs qui me resteront à jamais.

J’espère que je vous ai donné le goût d’aller au Pérou et de participer à ce projet, car pour moi il a conquis mon cœur et je ne le regrette pour rien au monde.

Andréanne Dufour-Morin

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