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Médecine & soins de la santé - Physiothérapie, Vietnam par Aymerick Touzé

Aymerick en stage kinésithérapie Kinésithérapie au Vietnam Hanoï Hue-Vietnam

Bonjour, je m’appelle Aymerick Touzé, je vis à Paris, j’ai 20 ans et j’étudie la kinésithérapie par le CNED. J’ai découvert Projects Abroad suite à mon échec en faculté de médecine et je voulais me laisser une année pour reprendre mon souffle. Souhaitant devenir kinésithérapeute j’ai tout de suite signé pour venir au Vietnam avec deux objectifs :

  • - En connaître plus sur ce pays qui a subit de nombreuses guerres et sur les mœurs de cette population qui a vécu ces épisodes et qui continue de porter les séquelles de ces guerres.
  • - Découvrir ce qu’est réellement le métier de kinésithérapeute.

Une fois arrivé à Hanoï, tout me paraissait inconnu, je me sentais vraiment sans repères : les gens, le bruit, les odeurs, la langue. J’ai rencontré mes colocataires qui étaient pour la plupart des filles. Durant ses trois mois j’ai vécu entouré d’une dizaine de femmes et pour communiquer nous utilisions l’anglais.

Pour mon premier jour à l’hôpital national de pédiatrie de Hanoï, Hien m’a accompagné pour rencontrer Mr. Zoon, directeur du département de réhabilitation. Avec un anglais parfait, il m’a expliqué les particularités de son département et m’a présenté les différentes salles de pratique. La plus grande salle du département est composée de quatre tapis épais en cuir et pour chacun un praticien. C’est ainsi que j’ai rencontré Mr. Phong, le kinésithérapeute qui m’a supervisé pendant ses trois mois et avec qui j’ai appris énormément.

La première barrière était bien entendu la langue. La différence entre les langues latines tels que l’anglais et le français et la langue vietnamienne est considérable. Mr. Phong parle un anglais basique, ce qui nous a permis de pouvoir nous comprendre un minimum. Il m’a directement enseigné les bases de la kinésithérapie telles que les massages ou encore les exercices musculaires. J’ai aussi découvert que le matin des étudiants en kinésithérapie venaient pratiquer à l’hôpital. Au début, je me sentais un peu mal à l’aise vis-à-vis d’eux, puis après avoir parlé avec eux tout allait bien.

La journée type à l’hôpital :

Arrivée à 8h/8h15 dans la salle de pratique, arrivée du premier patient vers 8H30 puis chaque traitement dure 40 minutes avec différents exercices en fonction de la gravité de la maladie.

98% des patients sont atteints de déficiences cérébrales qui les empêchent de bouger un membre, de se mettre debout ou encore de marcher. La moyenne par matinée est d’environ 7 patients. La matinée se termine à 11h30 pour une pause déjeuner jusqu'à 13h30.

A 13h45 arrive le premier patient de l’après-midi jusqu’à 16H20. Le nombre moyen de patients l’après-midi est de 5.

Comme son nom l’indique, c’est un hôpital pédiatrique, ce qui signifie que l’âge des patients varie entre 9 mois pour le plus jeune et 7 ans pour le plus âgé. Cela constitue une seconde barrière à traverser car pour ces jeunes enfants c’est la première fois qu’ils voient des occidentaux. La plupart du temps, les enfants pleuraient quand je devais les traiter, il faut donc redoubler d’efforts pour les faire rire et ainsi les mettre en confiance. Sachant qu’on ne peut pas parler aux parents non plus, ne comprenant pas l’anglais pour la plupart.

Après avoir passé un mois avec Mr.Phong, il m’invitait une fois par semaine au restaurant où j’ai pu rencontrer Mr. Tang, un de ses amis, médecin généraliste dans l’hôpital et qui parle très bien l’anglais. J’ai remarqué que ce sont des gens purs et d’une gentillesse incroyable. Cela m’a beaucoup impressionné car c’est complètement différent de la vie occidentale : les gens s’entraident en permanence. Certes, ce pays reste communiste mais la vie en communauté est une tradition, d’après les explications de Mr. Phong.

Mr.Phong m’a invité un samedi dans sa ville natale pour rencontrer sa famille, j’ai rencontré sa femme et sa fille après seulement 2 semaines de travail ! J’ai ainsi pu découvrir l’arrière-pays et la vraie vie du Vietnam. Sa ville natale étant à 70 km d’Hanoï, nous sommes partis de bonne heure, pour le petit déjeuner Bun Pho. Nous sommes arrivés vers 10h30, son père, sa sœur et ses neveux préparaient le déjeuner. Il m’a fait visiter la ville ou il avait grandi et étudié, la tombe de sa mère et ses terrains. Pour le déjeuner, nous étions assis en tailleur avec un bol qui fait office d’assiette et une paire de baguettes. Un plat est posé au centre avec toute la nourriture et chacun se sert comme il le veut. Ensuite nous avons fait la sieste et sommes retournés sur Hanoï. Cette expérience reste exceptionnelle, il est rare d’être invité dans une famille lorsque nous sommes un total inconnu.

La ville d’Hanoï est d’une rare beauté, avec ses temples, ses musées ses marchés. La moto est omniprésente, le bruit des klaxons et le nombre incroyable de personnes sont surprenants. Mais le plus extraordinaire est le fait de pouvoir partir le temps d’un week-end à la baie d’Halong ou visiter la ville de montagne de Sapa, réputée pour sa soie de qualité, ou encore visiter la pagode des parfums.

La plus grande expérience reste mon voyage de 10 jours dans le centre – Sud, pour visiter la cité impériale de Hué, la ville de pêcheurs et tailleurs d’Hoi An, les ruines de My Son ou encore la plage de Nha Trang. Chacune de ces villes a sa propre particularité, sa beauté et chacun des habitants est accueillant de différentes manières. Je ne préfère ne pas tout révéler et vous laisse le plaisir de découvrir par vous même.

Aymerick Touzé

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