You are from: United States, Go to our American website.

Volunteer OverseasVolunteer Overseas

Enseignement - Enseignements généraux, Thailande par Caroline Roy Brazeau

Caroline Roy Brazeau Caroline Roy Brazeau Caroline Roy Brazeau Caroline Roy Brazeau Caroline Roy Brazeau Caroline Roy Brazeau Caroline Roy Brazeau

Je suis une jeune enseignante de la ville de Québec. J’ai décidé de devenir bénévole pour Project Abroad pour de nombreuses raisons. D'abord, je souhaitais devenir une meilleure enseignante en approfondissant mes connaissances quant à cette profession sans limites. Ensuite, je désirais réaliser un voyage humanitaire, et ce, en ne voyageant qu'avec un sac à dos. J’ai donc entrepris des recherches sur Internet pour trouver un projet qui me conviendrait. C'est ainsi que j’ai connu l'organisme Project Abroad. Il ne restait plus qu'à choisir une destination, qui s'est avérée être la Thaïlande. Au départ, je n’avais pas vraiment de destination en tête. En fait, je regardais même pour aller en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Par contre, mon choix s'est retourné vers la Thaïlande, car les élèves de ce pays avaient plus besoin de moi. En effet, enseigner l’anglais aux enfants thaïlandais leur permet d’accéder plus facilement aux études supérieures. Ainsi, avec Project Abroad, j’ai pu réaliser ma mission dans ce pays, car il figurait dans les pays d'action de l'organisme. Plus encore, les paysages pittoresques m’ont poussée à vouloir visiter ce beau pays. J’étais curieuse de vivre une expérience hors du commun, car la culture thaïlandaise est très différente de la mienne. Enfin, comme j’étais craintive de partir seule aussi loin de mon pays, j’ai décidé de partir avec ma meilleure amie, qui est aussi enseignante. L’organisme Project Abroad est très ouvert quant à la possibilité de réaliser une mission à deux.

À mon arrivée, je n’ai pas réellement ressenti de choc culturel, car j’ai séjourné dans des auberges jeunesse. En fait, ces établissements sont conçus spécialement pour des touristes, donc je m’y sentais un peu comme chez moi, excepté pour le climat. Par contre, lors de ma mission avec Project Abroad, j’ai été hébergée, ainsi que mon amie, dans une famille musulmane. Nous avions demandé à être dans la même maison, de sorte à pouvoir être ensemble. Nous devions nous rendre en bateau sur notre île, qui était habitée que par des musulmans. À cet endroit, nous nous sommes senties dépaysées, car rien ne ressemblait à chez nous. Il n'y avait que des sentiers. Les gens se déplacent en mobylette. Il y a des coqs partout, des singes, des biches et des Buffalos. Il faut se couvrir les chevilles et porter des chandails. L'alcool est totalement défendu sur l'île, de même que le porc. À la maison, nous prenons des douches froides et devons faire partir la chasse d'eau manuellement. Plus encore, nous avions régulièrement la visite de lézards dans nos chambres. Nous mangions du riz à chaque repas (déjeuners, diners, soupers). Nous avons adoré notre séjour, mais avons dû nous s’habituer au style de vie!

Afin de nous aider à mieux connaitre la ville, Project Abroad organise une journée d’induction. Ainsi, moi et les autres volontaires avons eu droit à une petite visite guidée de Krabi. Nous avons visité les endroits près du bureau pour éviter un dépaysement en début de séjour. Dès ce moment, nous créons un lien particulier avec les autres volontaires. C’est pourquoi, tout au long du séjour, nous avons fait des activités telles que des soupers, des sorties à la plage, etc., tous ensemble. Plus encore, Project Abroad a organisé une séance d’informations sur la Thaïlande au bureau. C’était très pertinent, car nous avons pu apprendre plusieurs choses sur la culture avec laquelle nous n’étions pas encore familières. Nous avons même eu droit à un petit cours de cuisine Thailandaise.

La durée de ma mission a été de deux semaines. Je faisais partie du « mobile teaching », donc j’ai enseigné dans deux écoles différentes et dans plusieurs classes de niveaux différents. J’enseignais des notions d’anglais de base, comme les couleurs, les animaux, les aliments, etc. J’ai adoré le fait que nous pouvions enseigner dehors, lorsque les classes étaient trop nombreuses. Certains endroits étaient effectivement aménagés pour que l’on puisse installer une classe d’environ 60 enfants dehors. Plus encore, nous réalisions de nombreuses activités physiques, sur le terrain de soccer, afin de mettre les élèves en action.

Je crois que le moment le plus mémorable de mon séjour est ma dernière journée d'enseignement. Lors de cette journée, les élèves étaient réellement affectueux et me démontraient qu'ils avaient vraiment apprécié mon travail. Par l'entremise d'un travail de révision, j’ai aussi pu prendre conscience de l'efficacité de mon enseignement, car plus de la moitié des enfants ont augmenté leurs notes en anglais. Par ailleurs, nous avons eu droit, moi et mon amie, à une cérémonie de remerciements donnée par la direction de l'école, ce qui est très touchant pour nous. Les adieux avec les enfants ont été très émouvants...Ils vont énormément me manquer!

Mon aspect préféré de la Thaïlande est l’ouverture d’esprit des gens d’ici et la simplicité de cette culture. Les sourires des gens d’ici valent mille mots. Cet endroit est paisible et nous y ressentons une grande paix intérieure. De plus, je me suis sentie accueillie dans ce pays de manière très chaleureuse. Les enfants dans les écoles d’ici sont tout simplement merveilleux : souriants, serviables, heureux d’apprendre, reconnaissants, etc.

Au terme de ce voyage humanitaire, je crois que le fait d'avoir réalisé une mission en enseignement me permet maintenant d'approfondir mes connaissances en tant qu'enseignante. Par exemple, je peux maintenant créer des activités signifiantes avec mes élèves du Québec par l'intermédiaire de mon vécu. J’ai aussi remis mes valeurs en question, puisqu'en Thaïlande, nous enseignions avec très peu de matériel. Ainsi, j’ai pris conscience de l'importance du jeu dans l'apprentissage et de la relation entre l'enseignant et ses élèves. Finalement, voici quelques conseils pour de futurs volontaires. Selon moi, pour être volontaire en enseignement de l’anglais en Thaïlande, il est primordial d’être dynamique et créatif. De plus, il faut être souriant, ouvert d’esprit et patient. Les enfants des pays en développement ont besoin de modèles puisque l’apprentissage de la langue est très difficile pour eux. Il ne faut donc pas avoir peur du ridicule et il faut savoir bien animer un groupe. Un volontaire doit être à l’aise de faire beaucoup de gestes pour se faire comprendre et de bouger. Un volontaire doit aussi être prêt à mettre du temps dans la préparation de ses leçons. Il est important de créer du matériel très visuel pour les enfants, ce qui aide beaucoup à leur compréhension. Finalement, je crois qu’il faut savoir s’amuser pour être volontaire en enseignement. En fait, il faut savoir joindre l’utile à l’agréable en enseignant par le jeu.

Caroline Roy Brazeau

Retour à la liste des témoignages

Tell your friends about this page:

Haut de la page ▲
Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.