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Mission humanitaire - Missions humanitaires générales, Afrique du Sud par Clémentine Sanchez

Missions humanitaires, Afrique du Sud par Clémentine Sanchez

Missions humanitaires, Afrique du Sud par Clémentine Sanchez

Missions humanitaires, Afrique du Sud par Clémentine Sanchez

Mon expérience à Cape Town avec Projects Abroad fut magnifique. Cela fait quatre mois que je suis revenue et pourtant, en parler fait resurgir plein d'émotions, me rappelle toutes ces magnifiques rencontres... et des larmes coulent. De tristesse? Non! De bonheur! Lors de mes premiers jours à Cape Town, je voyais des volontaires repartir chez eux en larmes après trois mois de volontariat. Je les regardais, stupéfaite, certaine que cela ne m'arriverait pas. Comment peut-on s'attacher autant en trois mois? Je serai au contraire heureuse de retrouver papa, maman et mes soeurs. Et bien, deux semaines avant de repartir, je pleurais déjà. Le dernier jour à la crèche Rainbow Educare Center, je ne pouvais même plus parler. Ma dernière image fut: les institutrices et des enfants me faisant coucou, certains avec qui j'avais lié des liens intenses pleuraient. Le chemin pour l'aéroport je ne vous le raconte même pas... même scénario.

Mais Cape Town ce ne sont pas que des pleurs, bien que de joie et de bonheur, ce sont des rencontres avec les locaux, la famille d'accueil et les autres volontaires.

En trois mois, cette famille d'accueil devient notre deuxième famille tout simplement. On vient se blottir dans les bras de notre maman d'accueil lors d'un coup de blues, on fait des blagues avec notre papa d'accueil, on parle de garçons avec notre soeur d'accueil et on fait des sourires complices à notre frère d'accueil quand on le croise dans la cuisine à quatre heures du matin. Les liens sont forts. On apprend beaucoup sur les coutumes de ce pays en vivant au sein d'une famille typiquement sud-africaine. On apprend le respect et la tolérance aussi.

Avec mon projet, on m'a placé dans une crèche située dans une espèce de bidonville que l'on appelle «township» (différent de la définition exacte d'un bidonville). Le premier jour, c'est l'inconnu, le flot de questions, l'observation... et puis l'envie d'aider, d'être utile, de changer quelque chose prend le dessus... Quand on aperçoit ces petites têtes d'anges, d'innocence, injustement touchés par la misère, notre énergie se décuple. Un sourire les fait sourire, un bisou les fait rire, un câlin les fait sauter de joie... vous recevrez plus que vous ne donnerez et pourtant ces enfants n'ont rien. Dans cette crèche je suis passée par tous les états: la tristesse, le désespoir, l'énervement, l'incompréhension puis l'espoir, la joie, l'amour, l'amitié, la compassion, la tolérance... Dès votre arrivée, les gens seront reconnaissants, car vous êtes là. Ces gens sont adorables, ils n'ont rien, ils ne demandent que votre sourire, votre bonne humeur, votre présence.

Un jour, assise sur un banc en face de la crèche, un enfant de trois ou quatre ans s'approche timidement. Tous les jours, il s'approchait un peu plus. Puis je me suis mise à jouer avec lui, à compter avec lui, à parler avec lui. Il voulait juste de l'attention et de l'amour. Le voir rire était magnifique. Un jour, il m'a demandé du pain, cet enfant avait faim. Vraiment faim. Cette faim dont on meurt. On m'a raconté son histoire. Une histoire terrible. Une histoire qu'on vous racontera car cet enfant est à l'origine d'un projet au sein de Where Rainbows Meet. Il s'appelle Selwyn. Des enfants comme lui, il y en a des centaines dans cette communauté. Avec des histoires terribles mais des sourires d'innocence et des regards qui vous donnent envie de soulever des montagnes. Une femme exceptionnelle m'a dit un jour: «toute seule, tu ne changeras pas grand chose ma chérie, ensemble, on peut faire la différence» («Together, we can make a bigger difference»). Tout cela fait beaucoup réfléchir. Sur soi-même, sur la vie, sur notre façon de penser, sur notre avenir. Et je pense qu'il ne faut pas avoir honte de le faire car pour pouvoir aider les autres, il faut être bien avec soi-même.

Cape Town c'est aussi la rencontre avec les autres volontaires de tout âge, de toutes nationalités, voire de plusieurs nationalités, ou alors de nulle part. C'est l'échange d'aventures, de cultures. Certains partent, d'autres arrivent. Les affinités se font et se défont, mais les amitiés restent, pour la vie! On visite, on se promène, on va à la plage, on grimpe Table Mountain, on fait du saut en parachute avec une vue époustouflante sur Cape Town, on dîne, on sort, on danse. Rien n'est obligatoire.

J'ajouterai également, et cela non pas à la demande de Projects Abroad, mais bien de ma propre volonté, que l'encadrement est fantastique. L'équipe sur place est adorable, tolérante, présente, compréhensive. Tout problème a une solution. La sécurité des volontaires est primordiale et omniprésente dans l'esprit de l'équipe.

A Cape Town, chacun fait son aventure, chacun a son histoire, voici la mienne. Elle sera différente des autres et de la vôtre... mais montez dans un avion direction Cape Town, restez-y deux ou trois mois, amusez-vous, donnez toute votre énergie et vous ferez votre aventure. Surtout en rentrant n'oubliez pas de la raconter!

Clémentine Sanchez


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