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Journalisme - Projets généraux en journalisme, Afrique du Sud par Diane Baron

Journalisme, Afrique du Sud par Diane Baron

Journalisme, Afrique du Sud par Diane Baron

Journalisme, Afrique du Sud par Diane Baron

Journalisme, Afrique du Sud par Diane Baron

Comme une petite naissance

J'ai eu le privilège d'être la toute première volontaire sur un nouveau projet de journalisme en Afrique du Sud. Projects Abroad voulait monter un magazine mensuel gratuit qui serait distribué au Cap. Il traiterait de culture, d'infos, de sport, bref d'un peu tout, et devait refléter la diversité qui règne en Afrique du Sud. C'est pourquoi le journal a été appelé Cape Chameleon. Certaines rubriques sont régulières, comme la page Faces and Places où les volontaires parlent de leur ville d'origine, d'autres plus ponctuelles, comme la section infos ou la rubrique Droits de l'Homme.

Mais construire un magazine est tout sauf facile, et les premières semaines ne se sont pas déroulées sans encombre. Nous avons dû travailler dur pour que tout soit prêt à la date de publication. Voici quelques uns des problèmes que nous avons traversés.

Au commencement, nous n'étions que trois: Rebecca, la rédactrice en chef, Kelly, son assistante, et moi, Diane, première volontaire sur le projet de journalisme. Nous sommes restées toutes les trois durant près de trois semaines.

La première semaine a sans doute été la plus dure. Nos bureaux venaient d'être achetés et il n'y avait encore rien dedans, si ce n'est quatre murs, une porte, et, étrangement, une poubelle. J'ai assisté à un cours d'In Design auquel s'était inscrit Rebecca. Ce fut un grand moment! Nous nous regardions en riant nerveusement devant notre incapacité à maîtriser le vocabulaire du professeur. Tout avait l'air si simple, et bien-sûr, lorsqu'on essaie de refaire les mêmes gestes seul, on trouve ça tout de suite moins drôle et moins facile.

Ensuite est venu l'épisode des meubles. Les fournitures de bureau devaient arriver le vendredi matin à 9h30. Nous sommes donc arrivées, impatientes de voir nos bureaux en bois, l'ordinateur et surtout les chaises qui avaient été commandées. Nous nous sommes assises par terre, comme nous le faisions depuis le début de la semaine, et nous avons attendu. Mais comme dit la chanson, rien n'est jamais venu. Rebecca a appelé plusieurs fois l'entreprise de livraison, mais la réponse était toujours la même: « Nous sommes en chemin ». Et bien, il devait s'agir d'un très très long chemin, ou alors ils sont venus à dos de chameau, parce que les meubles ne sont finalement arrivés qu'à quatre heures de l'après-midi. Nous avions attendu toute la journée et Kelly était si énervée qu'elle les a traités d'incompétents.

Mais bon, eux, au moins, ont fini par arriver. On ne peut pas en dire autant de l'entreprise qui devait nous livrer l'Internet, et qui n'a jamais eu que deux semaines de retard! C'est tout à fait pratique pour travailler quand on est journaliste! Nous devions aller au Cybercafé pour faire des recherches et trouver des images pour illustrer nos articles.

Et alors que nous désespérions d'avoir une connexion Internet, ce fut au tour de Microsoft Word de nous lâcher. La version dont nous disposions était une version temporaire, et devinez quoi... pour télécharger la version définitive, il fallait avoir accès à Internet! On s'est quand même demandé où était la caméra cachée.

Pendant ce temps, deux autres volontaires nous avaient rejoints, Tosin et Artur. Ils avaient eu la bonne idée d'apporter des ordinateurs portables, de sorte que nous avons au moins pu écrire. Et bien sûr, je ne peux pas oublier l'épisode du jour où la maman de Kelly est venue avec sa boite à outils pour nous aider à clouer au mur le tableau blanc et l'horloge que Rebecca avait achetés. Trois femmes et une perceuse, en voilà un titre de film! Ce sont les voisins qui ont dû être contents. Et le tableau a fini un peu penché.

Mais au final, tous ces évènements sont d'excellents souvenirs que j'ai emportés avec moi, en espérant pouvoir revenir un jour. Au moins cette expérience m'a fait réaliser qu'un journaliste doit être prêt à toute éventualité. Je souhaite à Rebecca et Kelly beaucoup de bonheur et de succès pour Cape Chameleon, un magazine auquel je me suis attachée presque comme un nouveau-né que j'ai pu aider à mettre au monde, et dont je suis un peu irrationnellement fière aujourd'hui.

Diane Baron

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