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Mission humanitaire - Missions humanitaires générales, Nepal par Inès Hernandez

Cours de danse au Népal Ines et sa famille d'accueil Mission humanitaire dans une école au Népal Népal  scène de rue Paysage népalais Temple bouddhiste Népal Travailler avec des enfants népalais

Si je devais choisir un seul mot pour décrire mon expérience au Népal ce mot serait SOURIRE, sourire sur mon visage, sourire dans mon cœur. Le Népal était une destination à laquelle je pensais depuis longtemps, et le volontariat une activité que je voulais absolument faire.

Au début de l’été 2011 j’apprends, très tardivement, que j’aurai un mois et demi de vacances. Je décide alors de contacter Projects Abroad pour un mois de mission humanitaire au Népal. Tout c’est fait très rapidement, on avait juste un mois pour tout mettre en place : visa, vaccins, billets, mais aussi le projet de volontariat lui-même. Mon désir était de travailler avec des enfants. Malgré le court laps de temps Projects Abroad m’a beaucoup rassurée avec l’efficacité de ses démarches et les emails échangés. Seul petit hic (et j’en reviendrai plus tard), j’ai reçu les informations sur ma mission quelques jours avant mon départ, et je ne les ai pas trouvées tout à fait exactes.

Je suis arrivée à Katmandu et j’ai ressenti un « je ne sais pas quoi » qui m’a fait sentir tout de suite en confiance. Pourtant, cette capitale n’a rien à voir avec une ville européenne. Mais le peuple népalais est un peuple aimable, curieux et avec un agréable sens de l’humour. Dans la capitale, la grande majorité parle l’anglais et ils se prêtent facilement à la conversation. Après un briefing avec l’équipe de Projects Abroad, j’ai eu une journée d’adaptation avant de rejoindre ma mission, j’ai donc profité pour découvrir la ville (bien sûr, une journée ce n’est pas assez !) et rencontrer d’autres volontaires. Finalement on m’a emmenée dans ma mission à Bungamati, exceptionnel village dans la vallée de Katmandu.

Je croyais qu’il s’agissait d’un orphelinat (j’en reviens au hic : c’est ce que j’avais compris avec les informations que Projects Abroad m’avait envoyées). Mais en fait le projet à Bungamati est plutôt un projet d’éducation de la petite enfance dans leur communauté qui aide les écoles locales afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et l’apprentissage, et propose d’intégrer dans cette démarche toute la communauté.

Je n’étais pas dans un orphelinat, mais bien dans une école pour aider les classes des petits (3 ans). Et quelle a été ma surprise de voir que ces petits enfants apprennent déjà à lire et à écrire (en népali et en anglais !) et ont un emploi du temps assez précis pour chaque matière. Sur place, l’organisation est avide de nouvelles idées et des nouvelles propositions, mais nous, les volontaires, on a besoin de temps pour comprendre comment ça marche et comment on peut interférer dans cet emploi du temps. Bien sûr, on peut, tout simplement, aider les maîtresses dans leurs activités journalières (et elles en seront vraiment reconnaissantes).

Mais étant moi-même danseuse et chorégraphe, et avec une expérience en France en tant que pédagogue dans des projets de danse dans les écoles, j’ai proposé des cours de danse… J’avais amené mon baladeur numérique avec un petit haut-parleur et des musiques appropriées. La première fois que j’ai mis la musique, tous les enfants observaient avec grande curiosité cet engin d’où sortaient des sons ! En dépit des difficultés qu’on pouvait rencontrer (c’était la saison des pluies, donc on devait utiliser les salles d’études pour danser, et il y avait souvent des coupures de courant), petits et grands ont été ravis de cette activité. Les deux dernières semaines, on m’a demandé si je pouvais m’occuper aussi, dans l’après-midi, de la classe des enfants de 7 ans. J’ai suivi la même formule, et ils ont été initiés à la danse contemporaine.

Ça a été un grand plaisir pour moi de partager ma passion et mon métier, et de faire découvrir aux enfants une façon de s’exprimer avec le corps, l’imagination et la créativité... Je n’avais pas préparé mon « projet » à l’avance, mais une approche d’ouverture, d’écoute et de respect mutuels, m’a permis de développer mon expérience professionnelle là-bas. Il n’y a pas de frontières pour la danse !

J’habitais à côté de l’école (5 minutes à pied), avec 6 élèves d’âges différents, la tutrice des élèves, un couple de villageois qui s’occupait de la maison et des repas, et 3 autres volontaires : une vraie famille ! C’est une grande chance de pouvoir vivre avec les locaux, de partager leur quotidien, leur culture, leurs habitudes… Je garde un très bon souvenir de nos soirées après le dal baht (plat local que j’adore !), sur la terrasse, avec du chaï, à parler de tout et de rien, et à essayer de comprendre le monde… J’ai eu un cadeau inoubliable de la part de ma mère d’accueil : elle m’a emmenée au Teej, la fête des femmes, et j’ai dansé habillée en rouge au milieu des femmes népalaises… J’ai eu la chance aussi de trouver des cours de yoga dans le village même : tous les jours à 6 heures du matin ! On m’avait dit qu’au Népal tout était possible, et vraisemblablement les Népalais feront tout ce qui se trouve à leur portée pour vous faire plaisir.

J’ai profité des week-ends pour découvrir le pays, enfin, juste une partie ! Et j’ai réalisé un de mes rêves à Pokhara : un vol en parapente ! Après mon volontariat, j’avais encore 15 jours de vacances. J’ai fait une semaine de trekking au Langtang, et je suis partie une semaine au Tibet. Il ne faut surtout pas partir du Népal sans approcher l’Himalaya !!! L’improvisation a été mon meilleur allié du voyage. On découvre souvent des choses qui n’étaient pas prévues, sur soi, sur le pays, sur les gens, sur la vie… Et c’est tant mieux !!!

Inès Hernandez

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