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Écovolontariat & Environnement - Écovolontariat en îles Galápagos, Équateur par Joanie Dallaire

Joanie Dallaire - Équateur Joanie Dallaire - Équateur Joanie Dallaire - Équateur Joanie Dallaire - Équateur Joanie Dallaire - Équateur Joanie Dallaire - Équateur Joanie Dallaire - Équateur Joanie Dallaire - Équateur

Je suis tombée par hasard sur le site internet de Project Abroad, car je me demandais s’il était possible de faire du bénévolat en environnement. Quand j’ai découvert l’écovolontariat, cela a été comme une révélation puisque j’ai toujours adoré voyager. Cela a encore été plus merveilleux de savoir que l’expérience pouvait être validée comme un stage, moi qui justement en cherchais un. J’ai donc regardé toutes les missions que propose l’organisme et mon choix s’est rapidement arrêté sur les îles Galápagos. Pourquoi? Parce que c’est là que Charles Darwin, mon modèle dans la vie, a réussi à bâtir une bonne partie de sa théorie de l’évolution. Théorie qui a changé notre vision de la vie. J’ai donc l’impression que nous sommes redevables à sa faune et à sa flore, uniques au monde et malheureusement très fr-caagiles. Sans ces espèces, nous ne comprendrions peut-être pas aussi bien la vie aujourd’hui, donc, les perdre seraient inconcevables.

Je n’ai pas perdu une seconde et j’ai vite fait de m’inscrire. Un an plus tard, je partais pour cette belle aventure pour un séjour de six semaines. J’étais nerveuse, non pas parce que j’étais seule ou par appréhension du choc culturel. J’avais plutôt peur d’être déçue. Que cela ne soit pas aussi bien que je le pensais, que je ne m’adapte pas aussi bien que je le pensais, etc.

Cette peur s’est avérée plutôt futile au final. Dès mon arrivée à San Cristobal, les autres volontaires m’ont accueilli les bras ouverts. D’habitude, j’ai de la difficulté à me faire des amis, mais là-bas, tout nouvel arrivant devient automatiquement un ami et cela fait chaud au cœur. Tu rencontres des gens de partout dans le monde et tu pratiques ton anglais. Merveilleux pour moi qui suis une amoureuse des échanges culturels. Et les gens travaillant pour l’organisme étaient tout aussi fabuleux, dotés d’un bon sens de l’humour et d’une véritable dévotion à cette mission, ils te font tout de suite te sentir comme un membre à part entière du groupe. Ils sont toujours là en cas de besoin et sont prêts à répondre à toutes mes questions. Ils sont d’une gentillesse vraiment contagieuse.

Et que dire de ma famille d’accueil? Merveilleux que de pouvoir vivre comme une équatorienne. Beaucoup de gens l’ignorent mais il y a des gens qui habitent dans cet archipel. Une bonne population d’au moins 30 000 habitants répartis sur quatre îles (Santa Cruz, San Cristobal, Isabela et Floreana). Ces gens ne sont pas très riches, mais ont néanmoins un mode de vie très confortable. J’ai ainsi dû dormir en m’accommodant du chant du coq, mangé de la bouffe très fr-caaîche et indigène d’ici (du poisson jusqu’au jus naturel, miam!). Et…beaucoup de riz (vous êtes avisés!). J’ai pu aussi pratiquer mon espagnol dont j’ai eu la chance d’avoir des leçons lors du mon école secondaire. On dit que les gens de chez moi, le Canada, sont parmi les gens les plus accueillants de la planète, mais je crois que les équatoriens nous battent là-dessus. Ces gens sont toujours souriants, disent constamment bonjour (ou plutôt « Hola ») et sont toujours prêts à aider en cas de besoin. Tu comprends vite pourquoi le taux de criminalité est quasiment nul dans ces îles.

Pour ce qui est du travail à faire, eh bien, ce sont plutôt des activités de groupe! Les tâches sont très variées et instructives et on ne travaille que le matin ce qui rend les choses moins lourdes (l’après-midi, c’est la plage, yeah!). On a la chance de pouvoir nourrir les tortues géantes et de prendre soin d’elles. On va souvent sur les plages pour inventorier soit les iguanes marins, les lions de mer et les oiseaux. Entre-temps, on ramasse les déchets qui traînent malheureusement trop souvent. On va aussi travailler à la lutte contre les plantes envahissantes en préparant du compost, en travaillant dans les serres, en arrachant les mauvaises herbes ou en carrément plantant des végétaux indigènes et endémiques. C’est une tâche importante car les Galàpagos sont victimes d’un gros problème d’espèces envahissantes et ces dernières font plus encore plus de dommages que la pollution! Par exemple, à tous les mardis, nous devions aller dans la jungle, pour mettre du poison à rat (espèce envahissante) près des nids des pétrels des Gàlapagos car ceux-ci nichent dans des trous creusés dans le sol et leurs œufs sont constamment menacés d’être dévorés. Ce n’est pas évident de se balader dans la jungle, mais on peut jouir de paysages incroyables et un simple touriste ne pourra jamais revenir avec de telles images et de telles aventures à raconter!

Et finalement, les fins de semaine de libre où on peut voyager dans les autres îles. J’ai vite compris pourquoi ce Parc National est considéré comme une merveille du monde. Les paysages sont juste incroyables! J’avais parfois l’impression de rêver. Mais ce qui était surtout marquant c’est cette proximité avec les animaux. Y a-t-il un autre endroit au monde où tu peux voir des lions de mer partout, que ce soit sur des quais, des bateaux, sur la plage publiques, les bancs, etc., un autre endroit où tu peux te faire surprendre par un iguane parce que ceux-ci sont bien camouflés et que tu ne les vois qu’au dernier moment, un autre endroit où tu peux voir un oiseau manger dans ton assiette aussitôt que tu as fini de manger, un autre endroit où tu peux observer jusqu’à six espèces différentes en même temps? Je garde en moi les souvenirs des crabes, lions de mer, iguanes, fous, pinson de Darwins, pélicans, flamants roses, grands hérons, bernard-l’hermite, petits lézards, tortues, etc. Une si grande diversité. Mes souvenirs d’excursion dans les volcans ou de snorkelling parmi les poissons, requins, raies et tortues de mer. Et tout ça, avec des amis que je me suis fait là-bas et d’autres qui ont eu de cesse de se rajouter. L’expérience humaine était tout aussi spéciale!

Le seul bémol a été à Isabela. En effet, j’ai découvert que leurs banques ne prenaient pas les cartes étrangères, donc, si vous allez là-bas, prenez beaucoup d’argent liquide avec vous pour ne pas vous retrouvez mal pris.

Sinon, je crois définitivement que les îles Galàpagos est un endroit à voir avant de mourir. Sa biodiversité et sa beauté est tellement unique, un vrai incontournable. Et si vous devez y aller, faîtes-le en tant qu’écovolontaire. Ce n’est pas pareil de dormir dans un hôtel que de dormir dans une famille d’accueil. Ce n’est pas pareil d’observer la faune et la flore que de contribuer en même temps à sa protection. Le lien qu’on développe avec les îles est alors tout autre. Donc, n’hésitez pas et osez! Osez vivre cette belle aventure, de suivre les traces de Darwin, d’aider ces gens à préserver ce trésor. Votre vision de la vie changera par la suite, j’en suis persuadée.

« L’histoire naturelle de ces îles est extrêmement curieuse et mérite bien de l’attention » -Charles Darwin, 1845.

Joanie Dallaire

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