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Enseignement - Enseignements généraux, Maroc par Katherine Leclair

Katherine Leclair

Je me nomme Katherine Leclair et je suis âgée de 25 ans. À l’automne 2016, je vais commencer ma dernière année du baccalauréat en enseignement en adaptation scolaire et sociale à l’Université du Québec à Rimouski, campus de Lévis. Depuis le début de mes études, je rêve d’aller enseigner à l’étranger pour découvrir l’éducation ailleurs dans le monde. Grâce à mon université ainsi que Projectabroad, j’ai pu réaliser ce beau défi fort enrichissant, autant sur le plan personnel que professionnel. Voyageuse dans l’âme et comme mentionné ci-haut, future enseignante en adaptation scolaire et sociale, mon ouverture d’esprit ainsi que mon grand désir de venir en aide aux gens dans le besoin m’ont amenée à vouloir explorer l’éducation dans un autre contexte fort différent du nôtre. Pour moi, un stage à l’étranger est l’occasion de découvrir une culture différente de la nôtre, d’échanger et d’apprendre. C’est cette définition que j’ai gardée en tête tout au long de mon stage afin de tirer profit au maximum de cette belle expérience qui s’offrait à moi.

Après plusieurs mois d’attente, c’était maintenant le début de ce projet de longue haleine vu les préparatifs qui étaient entamés depuis un peu plus d’un an maintenant (lecture, recherche d’informations, films documentaires, etc.). Cependant, malgré l’ensemble de ces actions, j’ai tout de même vécu un choc culturel important, et ce, dès ma sortie à l’aéroport. En effet, lors de mon arrivée à l’aéroport de Casablanca, la langue, le climat, les habitudes hygiéniques (pas de papier de toilette ainsi que de poubelles faciles d’accès), l’architecture, etc. m’ont tout de suite interpellée. Malgré ce choc culturel et la fatigue qui m’habitait vu le décalage horaire, ce fut un beau mélange d’émotions qui resteront gravées à tout jamais dans ma mémoire et dans mon cœur.

Katherine Leclair

Une fois les douanes passées et les bagages récupérés, les responsables de Projects Abroad nous attendaient à l’extérieur de l’établissement pour nous accueillir et nous faire découvrir peu à peu la culture marocaine en commençant par le traditionnel thé à la menthe. Pour ce faire, nous sommes allés dans un café marocain qui se trouvait tout près. Nous nous sommes ensuite dirigés vers Rabat, notre ville d’accueil pour la durée de notre séjour. Après ce long moment de transport ainsi qu’une marche au cœur de la médina, nous sommes enfin arrivés à la maison. Notre famille d’accueil nous a accueillis avec un tajine de légumes et des pâtisseries typiques, sans oublier le thé marocain à la menthe. Ce premier repas fut délicieux et m’a donné une bonne impression de ce qui m’attendait pour le prochain mois. Ce fut par contre une adaptation de manger sans ustensiles et de se servir du pain en guise de fourchette ou de cuillère.

Bien que je m’étais bien documentée sur le modèle éducatif marocain, j’ai été à même de constater rapidement plusieurs éléments qui diffèrent du système éducatif québécois. Par contre, avec un regard analytique sur l’ensemble de mon stage à l’étranger, je suis maintenant en mesure d’affirmer que j’ai surmonté ce beau défi qui s’offrait à moi, soit d’enseigner dans une école où les enfants n’apprennent que le français à partir du CE3. Tout au long de ma pratique enseignante, je ne devais pas perdre de vue que les élèves n’avaient pas le français comme langue maternelle. J’ai donc dû adapter ma manière de m’exprimer en diminuant mon débit de voix, en choisissant des mots simplistes, en appuyant mes propos par des images, etc., le tout afin de favoriser la compréhension de ces derniers. De prime abord, certains mots me paraissaient simples, mais il en était tout autre pour les élèves. C’est en quittant le Québec que j’ai réalisé les nombreux défis qui entourent la conservation de la langue française. En effet, lors de mon stage, j’ai observé plusieurs aspects entourant la langue. Par exemple, le fait de s’exprimer dans une autre langue que leur langue maternelle représente un défi supplémentaire aux difficultés d’apprentissage. Les enseignants doivent donc être à l’affut en faisant de la différenciation pédagogique afin de répondre aux besoins. De plus, il m’a fallu insister plusieurs fois avec certains élèves afin qu’ils s’expriment en français. J’ai aussi trouvé divers moyens afin de faciliter davantage les échanges, soit en demandant aux élèves de décrire les mots qu’ils tentaient de dire, en le mimant, etc.

Katherine Leclair

Lors de ce stage, j’ai aussi réalisé que ce qui se passe à l’extérieur de l’école est tout aussi important que ce qui s’y passe à l’intérieur des heures de classe. Effectivement, quand tous les services, les activités ainsi que les échanges parentaux sont en arabe, il devient difficile pour les enfants de pratiquer et d’améliorer leur français. Il est primordial qu’ils aient des modèles pour peaufiner leur identité langagière.

À la suite de cette expérience fort enrichissante, je désire maintenant valoriser le français, tout comme ma fierté d’être francophone, auprès de mes élèves en leur proposant des activités de littérature par exemple. J’ai également pris conscience à quel point il était important de varier les méthodes pédagogiques afin motiver les élèves. Elles permettent aussi de dynamiser l’enseignement, donnant conséquemment vie à nos journées, et le temps passe alors plus rapidement. Il ne faut pas oublier et garder en tête que nos élèves sont avant tout des enfants et leur permettre d’apprendre tout en s’amusant est le plus beau cadeau que nous puissions leur faire.

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Outre tous ces avantages, les élèves développent ainsi leur sentiment d’appartenance, actualisent leur plein potentiel et construisent peu à peu leur identité, ce qui a un impact considérable sur leur estime de soi. Bien que ces apprentissages ne soient pas négligeables, le majeur apprentissage que j’ai fait au cours de ce mois à l’étranger est que la capacité d’adaptation est l’une des clés du succès en enseignement. Bref, l’imprévisible et l’incertitude ont su donner un sens à mon stage à l’étranger et je reviens de ce périple la tête ainsi que le cœur remplis de souvenirs qui guideront ma future pratique enseignante. « Ce sont les élèves les moins doués qui forcent les professeurs à mieux enseigner. » Malcom Forbes.

Cette aventure à l’étranger m’a aussi permis de découvrir le peuple marocain, et ce, sous plusieurs facettes. J’en garde un très bon souvenir et je vous conseille d’y passer faire un tour si le cœur vous en dit. En effet, j’ai été très bien accueillie autant à Rabat que dans le Sahara et autres villes, les Marocains sont des gens très respectueux ainsi qu’aimables. L’ensemble de vos journées sera aussi ponctué d'exquises saveurs marocaines sans oublier le traditionnel Couscous au déjeuner.

Katherine Leclair

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