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Journalisme - Projets généraux en journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout

Journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout Journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout Journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout Journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout Journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout Journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout Journalisme, Mongolie par Laetitia Bricout

En 2011, j’ai 21 ans. Je fais des études en communication, étant en stage pendant les grandes vacances scolaires de 2010, je me suis dit que cette année je m’accorderais du temps pour faire ce dont j’avais envie. Après un semestre en Erasmus en Irlande pendant lequel j’ai beaucoup voyagé en Europe, je me suis dit, maintenant il faut partir un peu plus loin, découvrir une culture totalement différente. Je voulais partir en volontariat car il me semblait que c’était un des meilleurs moyens de connaitre un pays en profondeur, dans la vie et les soucis que ses habitants rencontrent tous les jours. Et le déroulement de mon séjour m’a conforté dans ce choix.

Je voulais partir avec un organisme pour être encadrée et rassurer mes proches qui me demandaient tous « mais pourquoi la Mongolie ?» Bonne question ! J’ai choisi la Mongolie car j’ai vu plusieurs documentaires sur la vie de Nomade, sur les magnifiques paysages de Mongolie et ça m’a donné envie. Le site de Projects Abroad est très clair et bien détaillé. Comme à mon âge il s’agit tout de même de beaucoup d’argent pour un voyage seule, j’étais heureuse de pouvoir demander à d’anciens volontaires comment ils avaient vécu cela et lire les différentes expériences.

Je suis partie avec une valise un peu lourde (23kg) et un sac de randonnée pour bagage à main (rempli de spécialités françaises), car je comptais bien voyager un peu dans la campagne mongole. L’atterrissage m’a rendue très curieuse et très heureuse car on survole, avant d’arriver à l’aéroport, la campagne, on y voit quelques yourtes éparses, les grandes étendues vertes, les chevaux, bref, on y est.

En arrivant au petit aéroport d’Ulaan Baator (UB), j’attends ma valise, très longtemps, pour cause elle est restée coincée à Moscou, je ne suis pas la seule dans ce cas, nous faisons le signalement et j’explique ça à Zulaa, ma coordinatrice de Projects Abroad qui me rassure. Après avoir rempli les papiers je monte dans le camion de Projects Abroad et en route vers UB. Je fais connaissance avec Zulaa, on parle un peu, elle me dit que cette journée est consacrée à la découverte de mon nouvel environnement : ma famille d’accueil, la ville, Projects Abroad. Je reste les yeux écarquillés durant tout le trajet, le premier contact avec la ville me laisse perplexe : beaucoup de voitures, de klaxon, des « gers districts » qui ressemblent à des bidonvilles en périphérie, et un centre ville avec des bâtiments très modernes, moi qui n’ai pas un bon sens de l’orientation, je note tout le parcours sur la carte que Zulaa m’a donnée.

La vie quotidienne se partage entre mon travail à star TV, les sorties avec les autres volontaires, et des soirées à discuter de la Mongolie et de la France avec ma merveilleuse famille d’accueil. Ma famille d’accueil est composée de Tseso : ancienne professeure de géographie, âgée d’environ 60 ans et qui ne parle pas un mot d’anglais, et de sa fille d’une trentaine d’années : Jargal, cardiologue au troisième hôpital de UB, et pendant quelques années cardiologue du président. Le soir quand je rentre, elles me racontent la Mongolie, les difficultés de la vie quotidienne, le pays et son histoire dont elles sont si fières. J’ai ma chambre, tout le confort, avec en prime un accès internet pour rester en contact avec ma famille.

Tous les matins je me rends à Star TV. Il ne faut surtout pas hésiter et être volontaire, leur proposer des idées et leur expliquer ce pourquoi vous êtes venu, ce que vous voudriez faire, et si cela est possible, ils vous le feront faire. Ainsi j’ai été majoritairement occupée par un programme qu’ils m’ont demandé de réaliser de A à Z un programme sur les étrangers, plus particulièrement les français, qui ont choisi la Mongolie. J’ai fait valider un script, puis nous sommes allés en tournage et je me suis occupée du montage. Ce travail m’a permis de faire des rencontres, mais aussi de découvrir certains aspects de la culture mongole grâce à des tournages, comme la fabrication des costumes traditionnels pour la lutte.

Je suis partie durant le mois de juillet, j’ai eu la chance d’assister à la fête nationale du Naadam, au cœur des traditions mongoles, et en prime, une semaine de vacances, ce qui m’a laissé le temps de voyager dans la campagne mongole : semi désert et balade en chameau pour un petit goût du désert de Gobi. On dort chez une famille nomade dans une yourte. Le lendemain, chute d’eau et montagnes et forêts. On dort dans une yourte mais ce n’est pas une famille nomade, c’est un camp de touristes. Troisième jour, randonnée à cheval… Ensuite on va à Tsenkher hot spring, une source d’eau chaude naturelle dans laquelle nous pourrons nous baigner. Puis une randonnée à cheval dans cette zone, et on reprend la route direction Karakorum : l’ancienne capitale de la Mongolie et le premier centre bouddhiste. Et pour finir, Khustai Nuruu National park où il y a des chevaux sauvages et retour à Ulaan Baator.

Un mois est passé, c’est déjà la fin. Je m’envole avec dans ma valise ma del (habit traditionnel) une bouteille de vodka et un livre sur la Mongolie offerts par ma famille d’accueil. Voilà 4 mois que je suis rentrée et je n’ai qu’une envie, repartir, pour découvrir ce que je n’ai pas encore vu, retrouver ma famille d’accueil qui m’a assurée que leur porte était ouverte, peu importe quand je reviens, dans 1 an ou 10 ans. J’ai découvert un pays qui a tenu toutes ses promesses : une solidarité et un accueil chaleureux, une culture dont les mongols sont fiers, dont on s’imprègne une fois là-bas. La ville en elle-même n’est pas extraordinaire, mais dès qu’on en sort, les paysages, sauvages et divers, coupent le souffle. Les missions permettent vraiment de découvrir un pays en tant qu’habitant ponctuel et non en tant que touriste, ce que je recherchai dans un pays aussi riche que la Mongolie.

Laetitia Bricout

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