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Mission humanitaire - Missions humanitaires générales, Pérou par Laura Fargues

Mission humanitaire, Pérou par Laura Fargues

Mission humanitaire, Pérou par Laura Fargues

Mission humanitaire, Pérou par Laura Fargues

Mission humanitaire, Pérou par Laura Fargues

Mission humanitaire, Pérou par Laura Fargues

Mission humanitaire, Pérou par Laura Fargues

Mon expérience péruvienne s’est déroulée du 21 septembre au 18 décembre 2010. Mais pourquoi le Pérou ? Pourquoi une période de trois mois avec Projects Abroad ? Je suis actuellement en licence animation à Cholet, et un stage de trois mois était exigé, et ce, dans la structure et le lieu de mon choix. Désirant améliorer mon espagnol, j’ai découvert l’organisme Projects Abroad qui m’a proposé de faire une mission humanitaire adaptée à mes attentes, liant enseignement et sport au Pérou, durant la période de mon choix. J’ai sauté sur l’occasion, étant donné que je ne connaissais pas ce pays, mais que cela me correspondait totalement. Un pays qui possède une merveille du monde comme le Machu Picchu, donne tout de suite envie d’aller y faire un tour, et de découvrir sa culture et sa population !

“Hola, ¿qué tal ? Me gusta mucho ese país.” Bien sûr j’avais un peu plus de vocabulaire et d’aptitudes à parler espagnol avant d’arriver au Pérou, mais quelques doutes subsistaient sur ma capacité à parler 24h/24 dans cette langue ! Et en entendant la petite Maricielo, de 4 ans, parler pour la première fois, mes doutes se sont confirmés : qu’est-ce que les enfants parlent vite !

Je vivais donc dans une famille péruvienne composée des parents et de leurs deux enfants de neuf et quatre ans, respectivement un garçon et une fille. Je pense que je n’aurais pas pu avoir une meilleure famille que celle-ci. A peine suis-je arrivée dans leur maison, un soir vers 22h, que j’ai tout de suite été mise à l’aise. L’accueil chaleureux, le confort, la générosité, la joie, les moments de discussion étaient au rendez-vous, tout participait à une intégration parfaite dans cette famille. Bien que je sois une étrangère pour eux, j’étais d’une certaine manière comme leur fille, eux-mêmes m’appelant « su hija ». Projects Abroad fait vraiment un travail important pour placer ses volontaires dans de très bonnes familles !

Ma principale peur, celle de ne pas comprendre, fut vite évanouie. Certes je ne comprenais pas les mots de Maricielo, la fille de quatre ans, au départ, mais au fil de toutes mes discussions avec la famille, je me suis mise à penser en espagnol, puis même à rêver dans cette langue. Vraiment, je ne pensais pas qu’il était réellement possible de rêver dans une langue étrangère.

Les heures de sommeil récupérées et la grève terminée des deux premiers jours (oui les grèves là-bas sont aussi présentes, et un peu plus embarrassantes puisqu’il est alors impossible de se déplacer), j’ai enfin pu me rendre sur mon lieu de mission : l’école maternelle d’Urubamba, à côté de Cusco. Beaucoup de questions se sont alors bousculées dans ma tête : comment est l’école ? Les professeurs m’intègreront-ils dans leur travail ? Les enfants seront-ils prêts à me laisser une place dans l’école, afin que je les aide ? Saurai-je me faire comprendre ?

Mon arrivée a été à l’image de ce que j’avais vu en deux jours du Pérou : chaleureuse. Les deux professeures m’ont présentée à la classe comme une nouvelle enseignante, à qui le respect était dû. Puis les enfants sont tous venus me faire un bisou pour me dire bonjour ainsi que leur prénom. Durant les trois mois, mes principales missions étaient d’aider les professeures dans leur travail, dessiner des contes pour les enfants, être présente lors des temps libres, transmettre des savoirs, et amener le sport dans la cour de récréation, pratique absente et pourtant très importante. Mises à part ces activités quotidiennes, j’ai monté deux projets : un autour de l’environnement et de la collecte des déchets, et un autre autour du sport, avec des mini-olympiades.

Cette expérience avec les enfants à l’école, je ne l’oublierai jamais. Elle a été enrichissante, et ce surtout sur un plan émotionnel et personnel. Je me suis liée d’amitié avec les professeures, qui ont toujours été à l’écoute de mes besoins (achetant même une tarte au chocolat à cause de mon manque de chocolat !), et ouvertes à mes projets. Je me suis sentie intégrée, encouragée, et écoutée, le partage ayant été vraiment le maître mot de ces trois mois au Pérou, aussi bien à l’école qu’avec ma famille ou mes amis rencontrés sur place. Les enfants, j’y pense régulièrement, ils m’ont réellement marqué, à l’image du petit Bruss qui ne parlait pas beaucoup, ou de Esteban.

A la période où je suis partie, il y avait beaucoup de volontaires dans la région où j’habitais. Projects Abroad a très bien intégré chacun de ses volontaires, en permettant la rencontre lors d’apéros, de dîners, de jeux et de soirées. Le contact a également été très facile avec les membres de l’association, grâce aux réunions hebdomadaires avec les autres volontaires pour parler de notre semaine, et apprendre des techniques et activités des autres. L’échange a été important, agréable, et je suis d’ailleurs restée en contact avec les membres de l’organisation sur place.

Cependant, je n’ai pas été beaucoup aux repas avec les autres volontaires, mais ce pour une bonne raison. Dans la famille où je vivais, il y avait aussi une autre volontaire, Denise, avec laquelle je me suis très bien entendue. Nous avions les mêmes envies de voyager, et nous avons profité de tous nos temps libres pour découvrir le Pérou, ses sites culturels, ses panoramas féériques, la merveille du Machu Picchu, le fameux lac Titicaca, la côte Pacifique avec la belle Arequipa, les centaines de ruines présentes dans la vallée sacrée, où j’habitais. Mais j’ai également eu deux semaines de vacances, où toutes les deux nous en avons encore plus profité pour voir plus que le Pérou. Ainsi nous avons été au Chili, en Argentine et en Bolivie. Que de paysages magnifiques !

Maintenant de retour en France, j’ai du mal à me dire que j’ai vu tout ça, le désert d’Atacama au Chili, le salar d’Uyuni en Bolivie, la splendide ville de Salta en Argentine, et encore bien d’autres ! De tout ce que j’ai pu voir en 21 ans d’existence, c’est sans aucun doute ce que j’ai vu en Amérique du Sud qui m’a le plus plu. Les paysages sont indescriptibles, la tragique histoire des incas est passionnante, la population est chaleureuse, la nourriture est bonne. A ce propos il faut que je dise que j’ai mangé du cuy (cochon d’inde), et c’était délicieux. C’est un repas de fête là-bas, que l’on mange seulement pour les grandes occasions. La famille nous en a cuisinés plusieurs le jour de notre départ, ce qui m’a vraiment démontré leur sympathie à mon égard. C’était comme un cadeau. Et un cadeau délicieux, vraiment !

Comment parler du Pérou sans parler encore plus de ses habitants ? A peine une semaine après mon arrivée, j’avais déjà rendez-vous à un repas avec des volontaires un soir, vu la famille au complet avec grands-parents, oncles et tantes compris, et été invitée à manger par un péruvien dans un bus. Ce dernier vivait à quelques pas de chez nous, et accueillait lui-même un français, mais dans un autre cadre, pas celui de Projects Abroad. Avec Denise, nous avons donc été boire l’apéro chez lui un soir, et nous nous sommes très bien entendus. On s’est tous vus alors régulièrement chez lui, et tous ensembles, Alejandro, Pepe, Hugo, Pierrick, Denise et moi, avons formé un bon cercle d’amis. Les soirées se suivaient mais ne se ressemblaient pas. Nous avons pu goûter d’autres bons repas faits maison par Alejandro, le champagne péruvien sucré, le Panneton, les mojitos, et le Pisco sour, cocktail alcoolisé péruvien. Encore d’autres bons souvenirs qui ne s’effaceront jamais.

Maintenant, tout ce que je veux, c’est donner envie aux autres de vivre la même expérience que moi, de transmettre ma joie. Chaque fois que je parle de cet endroit, je suis heureuse, et j’aimerais que beaucoup d’autres aillent aider ces populations tellement différentes des populations européennes qui possèdent tout mais ne donnent rien d’un point de vue humain. Il faut aller apprendre là-bas ce que c’est que la générosité, et la vraie manière de vivre en toute sérénité, même si l’argent n’est pas au rendez-vous. Eux nous transmettent les vraies valeurs de la vie. Ils n’ont rien et pourtant nous donnent tout.

Certains diront qu’il faut payer pour faire ceci, et que ce n’est pas toujours facile, mais le suivi est très bien fait, on n’atterrit pas dans un lieu inconnu, et si on est vraiment motivé, on peut toujours réussir à avoir des subventions. Je ne regrette absolument pas d’avoir fait cette expérience, bien au contraire, je la referai sans hésiter, et dans les mêmes conditions. Je rêve déjà d’y retourner, alors que je suis revenue il y a seulement un mois.

Laura Fargues

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