You are from: United States, Go to our American website.

Volunteer OverseasVolunteer Overseas

Ecovolontariat en savane africaine (Kenya) par Marie-Laurence Morin

Marie-Laurence Morin

Marie-Laurence Morin

Marie-Laurence Morin

Le 21 décembre 2015, j’atterrissais à Nairobi, la capitale du Kenya. Je me rendis à la Kigio Wildlife Conservacy, une petite réserve qui accueille les girafes de Rothschild, l’espèce que j’allais étudier au cours de mon séjour en tant que volontaire. La réserve se situait après la petite ville de Naivasha et c’était juste avant le petit village de Gilgil. Bref, au beau milieu de nulle part pour être honnête. Il n’y avait même pas de réseau la majeure partie du temps, c’était comme être coupé du reste du monde. Mais, ce dépaysement et ce choc culturel étaient ce que je recherchais. Je vivais l’expérience de ma vie. Avant que mon guide me conduise à la base, où se trouvaient les autres personnes de la réserve, il a fait un petit tour de la réserve pour me montrer des girafes, des zèbres, des buffles, des antilopes, etc. Je n’en revenais pas, c’était tout simplement surréaliste! Je pouvais observer tous ces animaux dans leur habitat naturel et ils étaient si près de nous ! Mon rêve se concrétisait. Chaque jour, pour les deux prochaines semaines, j’allais voir ces animaux sauvages. Il n’y avait rien de plus normal que de se réveiller en voyant un zèbre à sa fenêtre ou des phacochères sur le patio.

Arrivée au camp de base, il y avait seulement un autre volontaire, Joël, qui venait de la Suisse. J’ai rencontré également, le cuisinier, les scientifiques de la réserve, ainsi que les « rangers » qui patrouillent dans la réserve. Ces derniers vivent à l’entrée de la réserve. Au camp, nous vivions avec le cuisiner, Kariuki, et les deux scientifiques, Sam et Tonny. Tout le monde était extrêmement gentil et accueillant. La langue parlée était l’anglais, mais les kenyans parlent tous swahili ainsi que d’autres langues comme le kiswahili. Alors, parfois, lorsque les kenyans parlaient entre eux en swahili, car ce leur était plus facile, je ne comprenais absolument rien, mais, heureusement, ils me parlaient en anglais. Je devais aussi communiquer uniquement en anglais avec Joël, puisque lui sa langue maternelle est l’allemand. Malgré toutes ses différences à propos de la langue ou de la culture, nous avons appris à nous connaitre et appris de chacun. Nous avons tissé des liens, et je me suis vraiment fait des amis que je n’oublierai jamais.

Une journée typique au camp, c’était le petit déjeuner à 7h30 et ensuite, le premier quart de travail qui débute à 8h00. Nous avions un tableau dans notre salon qui indiquait le programme de chaque journée de la semaine. Le matin, nous faisions les travaux plus exigeants, puisqu’il faisait moins chaud. Il y a avait du « tree planting », « road repair » ou « fence patrol ». Alors, de 8h00 à 12h00, nous exécutions l’un de ces travaux. Après, à 13h00, c’était le dîner, et à 14h00 nous repartions faire d’autres tâches. L’après-midi, c’était majoritairement du « giraffe survey » ou « giraffe observation ». Notre journée finissait alors à 17h00 et à 19h00, c’était le souper. Chaque activité que nous faisions a son importance dans toute la communauté.

Marie-Laurence Morin

Étant une passionnée des animaux et de la nature, j’ai toujours rêvé de pouvoir visiter le continent africain et d’en connaître davantage à propos de ces fascinants animaux vivant dans la savane. Cependant, ce n’était qu’un rêve parmi tant d’autres et cela semblait si inaccessible. Mais, un jour, j’ai choisi de le vivre ce rêve. J’avais vingt ans, j’étais à l’université, j’étais toujours occupée, mais j’ai décidé de commencer à faire les points de ma « check-list ». Grâce à Project Abroad, j’ai pu partir deux semaines pendant les vacances de Noël, c’est un grand avantage de pouvoir choisir nos dates d’arrivés et de départs. Alors, voilà, chose faite, en ce mois de novembre 2015, j’achetais mes billets d’avion pour le Kenya, le pays reconnu pour la splendide savane africaine, la faune et les fameux safaris. Un 17h de vol me conduirait au paradis

Tout d’abord, le « tree plainting » est extrêmement important pour tous les gens du village autour. Ceux qui habitent les fermes et qui ont des vaches, ont besoin d’avoir des arbres, car, plus tard, ils serviront à construire des maisons. Il y a beaucoup de gens pauvres et recevoir des arbres suffisait à les rendre heureux. Un matin, une dizaine d’enfants couraient en arrière de notre jeep dans lequel on transportait des petits arbres, et ils voulaient tous nous aider. Ils avaient tous le gros sourire, ils riaient avec nous et ils nous ont aidés tout le matin à faire les trous dans la terre et à planter les arbres. C’était vraiment un beau moment.

Marie-Laurence Morin

Aussi, le travail principal en tant que volontaire est d’étudier la girafe de Rothschild à la réserve de Kigio où nous vivions. Chaque jour nous faisions donc, du « giraffe survey ». Cette tâche consiste à partir en jeep faire le tour de la réserve et trouver nos girafes. Lorsque nous trouvions des groupes de girafes, nous devions identifier chacune d’elles grâce aux registres que nous avions. Au début, je trouvais très compliqué d’identifier la bonne girafe, mais après quelques jours, j’avais développé mes trucs pour bien reconnaitre leurs tâches. C’est fascinant d’observer ces animaux en pleine nature, de voir leurs habitudes et de bien comprendre leur mode de vie. J’ai énormément appris sur l’espèce.

Il est important de préciser que malgré toutes les tâches importantes que nous avions à faire, Tonny et Sam prenaient le temps de nous faire visiter le pays. Nous sommes allés visiter le petit village de Gilgil et c’est fou de voir à quel point le fonctionnement des communautés est différent que par chez nous. C’est tout un autre monde ! Chaque enfant nous souriait et nous saluait, à chaque nouvelle rencontre, il fallait serrer la main. Ce sont toutes des coutumes que nous apprenions au cours du voyage. Nous avions eu la chance d’aller à l’orphelinat Langalanga, rencontrer les enfants qui y résident. Une expérience que j’ai adorée. Les gens sont si gentils et généreux, malgré le peu qu’ils ont. C’est toute une autre mentalité.

Marie-Laurence Morin

Au cours de ce voyage, j’ai fait des belles rencontres inoubliables. Je me suis liée d’amitié avec l’autre volontaire, Joël. Ensemble, nous sommes allés faire un gros safari de trois jours à la réserve Masai Mara. Nous nous sommes rendus jusqu’à la frontière de la Tanzanie. Nous avons vu tous les animaux que nous espérions ; lions, léopards, guépards, éléphants, girafes, hippopotames, gazelles, buffles, autruches, zèbres, etc. Nous avons également rencontré le peuple vivant à Masai Mara qui ont une culture différente et fascinante, c’était enrichissant de découvrir leur petit village avec les huttes.

Lors des jours fériés, nous avons fait un BBQ en plein milieu de la réserve avec tous les employés. J’ai célébré le jour de l’an à Gilgil avec Sam, Tonny et d’autres kenyans. C’était comme être avec une famille. Pendant ces deux semaines, c’était eux ma famille. Je me sentais bien et j’étais entourée de gens formidables.

C’est une expérience que je n’oublierai jamais. L’Afrique a effectivement changé ma perspective de la vie et je ne regrette aucunement ce voyage qui m’a grandement appris. Je suis impatiente au prochain !

Il faut oser vivre ces rêves !

Marie-Laurence Morin

Retour à la liste des témoignages

Tell your friends about this page:

Haut de la page ▲
Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.