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Droit & Droits de la personne, Mongolie par Naomi Marienneau

Droit, Mongolie par Naomi Marienneau Droit, Mongolie par Naomi Marienneau Droit, Mongolie par Naomi Marienneau Droit, Mongolie par Naomi Marienneau Droit, Mongolie par Naomi Marienneau

Le vendredi 12 août 2011, je suis arrivée à l’aéroport de Roissy plutôt angoissée par mon futur mois et demi en Mongolie. J’avais pourtant voulu, préparé et attendu ce voyage toute l’année, mais au moment de partir, je me demandais vraiment ce qui m’avais pris de vouloir aller si loin, et surtout dans un pays inconnu et si différent de la France. J’ai finalement enregistré mes bagages avec le poids maximal de la franchise autorisée par la compagnie Aeroflot. Dès l’arrivée à l’aéroport d’Ulaan Baatar, toutes mes peurs se sont dissipées et l’excitation du voyage a pris le dessus. J’ai tout de suite compris pourquoi la Mongolie est surnommée « The Land Of Blue Sky ». Un magnifique ciel bleu s’étendait à perte de vue au dessus des steppes dans lesquelles j’avais prévu de passer deux semaines à cheval avant de commencer mon stage avec Projects Abroad.

Ces deux semaines passées à galoper dans les paysages splendides des alentours du lac Khuvsgul (nord de la Mongolie) furent absolument magiques et m’ont permis de me familiariser avec le peuple mongol et leurs traditions, tout en douceur, avant la frénésie du stage à Ulaan Baatar. Je retiendrai surtout les nuits froides dans les yourtes chauffées, la beauté du ciel, la maniabilité et la fiabilité des chevaux, la toilette dans le lac gelé (à faire avant que le soleil ne disparaisse !), les diners et veillées autour du feu à partager, chanter et rire, les familles rencontrées, toutes plus accueillantes et chaleureuses les unes que les autres, les villages dignes du Far West, les batailles de pommes de pain à cheval, et pour finir les adieux déchirants avec les éleveurs.

Au retour à Ulaan Baatar, le contraste entre le calme de ces deux semaines en pleine nature et l’agitation de la ville fût assez violent. Après une bonne nuit et le plaisir d’une douche chaude j’ai retrouvé Zuula (prononcer Zola) de Projects Abroad au Dream Hotel et nous sommes allées chez ma famille d’accueil. Ma rencontre avec Namdja, la maman et Duka (prononcer Toka), la fille de 23 ans, fut rassurante car Duka parlait un bon anglais. En revanche j’ai été surprise lorsqu’elle m’a annoncé que je pouvais m’installer sur le canapé… Namdja m’a tout de suite offert un thé au lait salé, spécialité mongole à laquelle j’étais déjà habituée depuis la randonnée.

Après quelques jours et des renseignements pris auprès des autres volontaires et du staff de Projects Abroad, je me suis rendu compte que toutes les familles d’accueil laissaient la chambre au volontaire. J’ai fini par m’installer dans la chambre, et même si je n’avais pas de porte, j’avais un minimum d’intimité. Après quelques jours un peu difficiles dans ma famille, entre coupure d’eau chaude et petits déjeuners très spéciaux, l’ambiance a fini par devenir de plus en plus agréable. Duka me donnait des petits cours de mongol tandis que je l’aidais à se préparer au TOEFL (test d’anglais).

Dès le premier jour, j’ai retrouvé une quinzaine de volontaires sur la place principale (Sukhbataar) après m’être un peu perdue en chemin. J’étais ravie de me rendre compte que ma famille d’accueil habitait en réalité dans le centre ville. Sumi, « social manager » de Projects Abroad et Sayo nous ont emmenés voir le « Genghis Khan Statue Complex », à une cinquantaine de kilomètres d’Ulaan Baatar. Je découvrirai plus tard la grande importance que les Mongols attribuent à Genghis Khan, le héros national. Direction ensuite la réserve naturelle de Terelj et ses fameux « Turtle rocks » à escalader. Une très bonne première journée qui m’a permis de rencontrer tous les volontaires et une partie du staff de Projects Abroad.

Les évènements organisés par le staff de Projects Abroad ont été très divers : dons pour la rentrée dans un orphelinat, travaux dans un centre pour enfants des rues, sorties culturelles, spectacles traditionnels, ateliers discussions sur les droits de l’Homme… Passer du temps avec les autres volontaires fait aussi partie du voyage. Pendant tout le mois nous nous sommes vus presque tous les jours pour discuter, partager, rigoler, sortir… A ne pas rater : le marché noir (Narantuul), le coucher du soleil au Zaisan Memorial au-dessus du Buddha Park, les concerts et les mariages (surtout en septembre) sur la place Sukbhataar, les boîtes de nuit, les taxis à 8, les pignons de pin…

Côté stage les premiers jours ont été difficiles puisqu’il s’est avéré que mon « placement » n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. J’ai donc demandé à changer et Otgoo (prononcer Otrho), ma « supervisor » m’a trouvé une place dans une petite ONG destinée à la lutte contre le trafic d’êtres humains. Je travaillais avec Bayasaa, la directrice générale, assistée d’une avocate, d’une assistante sociale et d’une psychologue. Malgré la barrière de la langue, j’ai pu me rendre utile en prenant l’initiative de rédiger des projets de recherche de fonds, en traduisant des documents d’un mauvais anglais à un bon anglais, en contactant des ONGs plus expérimentées prêtes à aider l’ONG à se développer (notamment pour des questions plus techniques de gestion de la hotline) ou encore en communiquant sur les réseaux sociaux et professionnels afin de donner une meilleure visibilité à la structure.

Cette expérience m’a permis de partager sur la situation législative de la Mongolie, ainsi que sur les problèmes de corruption et de manque de budget auxquels sont confrontées les ONGs en Mongolie, ce qui les empêche de mener à bien leurs missions. La mondialisation entraine pour la population un grand désir de partir étudier ou travailler à l’étranger, ce qui est une aubaine pour les trafiquants qui profitent de l’ignorance, de l’insouciance et du manque d’information des Mongols.

Ce mois et demi passé en Mongolie fût une expérience grandiose, entre rencontres, partage et respect des traditions. Bi Mongolia Hairtai (j’aime la Mongolie) !

Naomi Marienneau

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