You are from: United States, Go to our American website.

Volunteer OverseasVolunteer Overseas

Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci

Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci Mission humanitaire et écovolontariat au Pérou, par Rébecca Bucci

Depuis le printemps 2012, je me promenais fréquemment sur le site de Projects Abroad et prenait de l’information à propos des différents projets de bénévolat à l’étranger. Plus j’allais sur le site et plus j’avais envie de me lancer dans une telle aventure. Étant étudiante en psychologie, j’avais envie de choisir un projet qui allait me permettre d’être en contact direct avec les gens. Le projet qui s’est avéré être le plus intéressant pour moi fut Care Project-mission humanitaire auprès des enfants. J’avais donc trouvé mon projet, mais maintenant il restait à trouver l’endroit! J’hésitais entre le Pérou, le Maroc et les iles Fidji. Le Pérou par sa culture et ses paysages tellement diversifiés m’attirait particulièrement. Après quelques autres recherches, j’ai découvert qu’il y avait un projet d’écovolontariat en Amazonie, également dans la zone péruvienne. Pour moi, m’imaginer aller en Amazonie avait toujours été un rêve. J’ai toujours imaginé l’Amazonie comme un paradis terrestre, une zone magique par sa pure nature et ses territoires quasi inexplorés. Après avoir découvert cette possibilité de faire à la fois un projet avec les enfants et un projet en plein milieu de l’Amazonie, mon choix était bien clair, ma destination allait être le Pérou. En décembre 2013, après beaucoup de réflexion et de recherche, je me suis lancée dans l’aventure et je me suis enfin inscrite pour partir plus de deux mois au Pérou. Pour moi, mon expérience a commencé dès ce moment-là. En effet, j’ai travaillé très fort afin d’amasser l’argent nécessaire pour financer mon projet à l’étranger. J’ai fais de l’emballage dans une épicerie avec ma famille et amis et j’ai vendu des produits. Cependant, l’activité de financement dont je suis la plus fière, est le spectacle bénéfice humoristique que j’ai organisé. Grâce à l’organisation de ces évènements et aux différents préparatifs nécessaires, j’ai grandi et appris énormément, avant même mon départ pour le Pérou.

Le 15 mai 2014, j’ai pris l’avion pour le Pérou. Quelques 23 heures plus tard, j’ai atterri à Cusco. Un membre de Projects Abroad est venu me chercher pour m’amener dans ma maison, à Urubamba. Les scènes que je voyais défiler à travers ma fenêtre de voiture m’impressionnaient plus les unes que les autres. J’étais fascinée par ce que je voyais, les montagnes partout autour, les enfants qui jouaient dans les rues, un climat chaleureux… J’ai enfin rencontré ma famille d’accueil. Ce fut des gens tellement chaleureux et accueillants. J’ai eu la chance tout au long de mon séjour de 6 semaines à Urubamba, d’échanger et d’avoir des discussions avec mes parents d’accueil. Étant une personne très curieuse, j’avais tout le temps plein de questions en tête sur la culture et leur mode de vie et ma famille d’accueil a toujours été là pour répondre à mes questions et me raconter des choses sur eux. J’ai apprécié les échanges et la communication que j’entretenais avec eux. Ainsi, mes parents d’accueil m’ont fait sentir comme un membre de la famille. La mère faisait tellement bien à manger, elle m’a fait découvrir tellement de bons repas typiques péruviens. Étant végétarienne, j’avais quelques craintes, mais ma mère d’accueil était très sensible à mes convictions personnelles et a su s’adapter facilement. L’expérience de vivre directement dans une famille péruvienne était incroyable. J’ai appris à vivre comme eux. La mère m’a enseigné entres autres comment faire le lavage à la main, les dimanche après-midi, sous le soleil plombant. On y prend goût! Ma famille a également été très patiente avec moi, grâce à eux surtout, je peux comprendre et parler l’espagnol.

Ensuite, mon projet se déroulait dans un jardin d’enfants, situé à 15 minutes d’autobus de ma maison. Il y avait deux classes de quinze enfants entre 3 et 5 ans, et deux professeurs y travaillent. Dès le premier jour, les enfants m’ont manifesté leur joie et leur affection. Ils étaient resplendissants! Je me suis sentie tout de suite la bienvenue. La première semaine fut la plus difficile. J’essayais de comprendre mon rôle et trouver ce que je pouvais apporter à leur apprentissage et leur développement. Également, venant moi-même d’un pays où le système éducatif possède une structure homogène, organisée et fixe, j’étais déstabilisée par le fonctionnement dans mon jardin. Cependant, bien vite, après quelques jours à m’adapter et à observer les différents besoins, je suis arrivée avec une première activité assez rigoureuse. Les professeurs ont adoré et à partir de ce moment-là, j’ai senti qu’une confiance s’était établie. Par la suite, et jusqu’à la fin de mon projet, chaque jour, les professeurs me demandaient de préparer des activités précises pour le lendemain. Je me sentais vraiment utile. J’allais presque chaque jour acheter du matériel et m’installais dans ma chambre ou à l’office de Projects Abroad pour créer mes activités. J’ai fait des activités sur l’hygiène, la santé, les mathématiques, artistiques, interpersonnels, etc. Également, durant deux jours, le professeur de la classe d’enfants de 5 ans devait aller à l’hôpital, et elle m’a demandé de la remplacer. Ce fut un gros défi pour moi. Non seulement, c’était la première fois que j’enseignais seule à 15 enfants en même temps, mais surtout, je devais leur enseigner en espagnol. Je suis fière d’avoir pu la remplacer et ainsi, permettre aux enfants de continuer d’avancer dans leur apprentissage. Ainsi, le fait que j’aie appris rapidement à m’exprimer en espagnol, durant mon séjour, m’a beaucoup aidé dans mon projet, j’ai l’impression que ça m’a permis de m’investir à fond et de maximiser mon utilité. Cependant, il y avait d’autres volontaires qui ne parlaient pas espagnol et qui ont su, malgré cela, apporter une grande aide. Enfin, je me souviendrai toute ma vie d’une petite fille dans ma classe de 5 ans qui avait plus de difficulté que les autres. Elle terminait toujours en dernier et ne savait pas compter, contrairement à la majorité. Les autres enfants et parfois même la professeur lui reprochait d’être lente. Ça m’a chamboulé et donc, dès le début j’ai décidé de m’acharner beaucoup sur son apprentissage et de lui donner l’occasion et la confiance pour développer son potentiel. J’ai travaillé très fort avec elle, pendant les 6 semaines. À la fin, elle savait compter, et finissait ses dessins et activités avant la moitié de la classe. Je me souviendrai toujours de son sourire sur les lèvres quand sa professeur lui a dit : «Mon dieu, que se passe-t-il avec toi? Maintenant, tu finis ton travail avant tout le monde.» C’est après des petites réussites comme celles-là que j’ai senti que ma présence dans le jardin a trouvé son sens.

Par la suite, je me suis envolée pour Puerto Maldonado. La réserve de Taricaya se trouvait à une heure de bateau de la ville. Le décor était à couper le souffle, et la température tropicale et humide me le coupait aussi, littéralement. C’était vraiment la jungle! C’était tellement impressionnant de se trouver au cœur de l’Amazonie. Je suis tombée en amour avec la nature intouchée. Je vivais dans un bungalow avec une autre fille. Nous étions une vingtaine de volontaires sur la réserve. Nous mangions ensemble dans une salle commune. La vie de groupe était vraiment super et différente de ce que j’avais connu à Urubamba. La vie en groupe m’a appris beaucoup et m’a amené à m’adapter. J’ai rencontré des gens de partout dans le monde. Ce sont des rencontres que je n’oublierai jamais. Pour ce qui est du projet, la réserve de Taricaya s’occupe d’animaux dont le but est de les remettre en captivité. Sur la réserve, il y avait plusieurs types de singes, (capucins, singes-araignées), des tapirs, des oiseaux exotiques, un jaguar, un puma, etc. J’ai donc participé à plusieurs activités diversifiées liées au maintien et au fonctionnement de la réserve. En effet, par exemple, j’ai nourri les animaux, j’ai fais de la soudure pour la cage du jaguar, j’ai coupé des bananiers morts à coups de machettes, j’ai fais de l’évaluation du comportement des singes, j’ai fais de l’observation d’oiseaux, j’ai aidé au nettoyage du sable pour la plage à tortue ,etc. J’ai tellement appris de choses durant ces 2 semaines, c’est inimaginable! J’ai vraiment adoré mon expérience à Taricaya. Nous étions coupés du monde «moderne», pas de wifi, pas de Facebook, juste la nature, le chant des oiseaux et les hamacs pour se reposer et observer les étoiles et la lune, après nos journées de gros efforts. Ce fut une expérience vraiment riche et inoubliable!

Mon voyage au Pérou est de loin la plus belle expérience de ma vie. J’ai vu, senti, appris et compris tellement de choses, je souhaite à quiconque de se lancer dans une telle aventure. Le fait de donner de soi-même, sans escompter un chèque ou une récompense en retour, m’a fait sentir profondément bien et dénouée d’angoisse. C’est pourquoi je vais continuer de m’impliquer encore plus dans des projets de bénévolat maintenant, dans mon pays.

Rébecca Bucci

Retour à la liste des témoignages

Tell your friends about this page:

Haut de la page ▲
Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.