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Journalisme - Projets généraux en journalisme, Sénégal par Sophie Burgeon

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Après des études de journalisme à Bruxelles, je n’avais aucune envie de commencer à travailler, je ne me sentais tout simplement pas prête, j’en voulais plus… J’ai donc réalisé mon rêve : partir en Afrique ! Grâce à Projects Abroad, j’ai pu combiner deux passions : le journalisme et la découverte de la vie africaine. Le 5 octobre 2010, je m’envolais ainsi pour le Sénégal pour réaliser un stage de volontariat dans une radio locale de Saint Louis. Pendant le vol, tout se mélangeait dans mon esprit : autant la peur que l’excitation. En arrivant à l’aéroport de Dakar, la peur s’est imposée à moi mais très rapidement, l’excitation a pris sa place, pour ne plus jamais me quitter… L’arrivée au Sénégal est très surprenante : l’attente à l’aéroport de Dakar, la rencontre avec Papis (de Projects Abroad), la (très très courte) nuit dans une auberge, le taxi 7 places et la rencontre avec ma famille d’accueil. Tout s’enchaînait très vite et j’ai rapidement dû assimiler de nouvelles habitudes, coutumes et manières de vivre au quotidien.

Ma maison d’accueil était composée de plusieurs pièces occupées par plein de personnes différentes : autant ma famille d’accueil, des parents éloignés, que d’autres familles ! Nous n’étions jamais seuls ! Je partageais également ma chambre avec Erica, une new-yorkaise qui était déjà là depuis quelques semaines. Grâce à elle, je me suis très vite intégrée à toute la famille ! Mes parents d’accueil, Nabi et Naï Cheikh, habitaient la pièce en face de notre chambre. La chambre d’à côté était louée par Paul, un jeune qui travaillait dans un hôtel en ville. Nawré, une vieille dame, occupait une autre pièce. Un cousin ivoirien, trois oncles et beaucoup de visiteurs vivaient dans d’autres chambres ! Tout au fond de la cour, vivait une autre famille : la grand-mère, sa fille (Cécile) et ses deux petits enfants : Ali (6 ans) et Myriam (14 ans). J’ai aussi eu l’énorme surprise de découvrir que Cécile était enceinte ! Je ne le savais pas avant qu’elle accouche ! Pourtant, elle est partie un après-midi à l’hôpital (on ne le savait pas !) et 3 heures plus tard, elle était de retour avec son bébé, Idrissa ! Cette famille est ma plus belle rencontre durant ces deux mois ! Ils ne peuvent pas imaginer tout ce qu’ils m’ont apporté !

Chaque matin, je présentais les informations internationales sur Radio Dunyaa, une radio locale de Saint Louis. Ensuite, je partais en reportage, soit avec Marie, la journaliste sénégalaise avec qui je travaillais, soit seule. Grâce à ce stage, j’ai appris à travailler dans des conditions précaires et à m’intégrer dans une équipe de journalistes qui n’ont rien en commun avec les journalistes belges ! Il n’y avait aucun ordinateur, aucun enregistreur et les micros ne fonctionnaient qu’une fois sur deux. Pourtant, j’ai surement appris plus au Sénégal qu’en Belgique : pas sur le plan technique mais je suis certainement plus débrouillarde et plus fonceuse.

Durant ces deux mois, j’ai eu la chance de vivre deux fêtes : le baptême d’Idrissa et la Tabaski. Une semaine après la naissance d’Idrissa, un Imam est donc venu à la maison pour le baptiser. Le baptême doit avoir lieu une semaine exactement après la naissance et durant cette semaine, le bébé n’a pas de prénom. C’est l’Imam qui le lui souffle à son baptême (d’abord dans son oreille droite puis dans la gauche). Ensuite, les hommes ont sacrifié un mouton pendant que les femmes préparaient à manger (du riz, des légumes et du mouton !). Nous avons donc cuisiné toute la journée avant de savourer ce véritable festin avec toute la famille et beaucoup d’amis et voisins ! La Tabaski est la fête du mouton. Nous nous sommes donc levés très tôt ! Les hommes sont partis à la mosquée pendant que les femmes commençaient à préparer le repas. En rentrant de la mosquée, les hommes ont sacrifié trois moutons. Moutons que les femmes cuisinent ensuite. Nous avons mangé une première fois vers 11h, une deuxième vers 15h avant d’aller enfiler nos tenues traditionnelles. La Tabaski est une fête très importante pour les Sénégalais, ils achètent tous des nouveaux vêtements pour cette fête. Erica et moi avions donc fait faire une tenue traditionnelle à notre taille ! Tout le monde a bien ri en nous voyant sortir en pagne, top sénégalais et foulard. Après nous être habillés, nous sommes partis chez plusieurs voisins afin de « nous excuser pour toutes les mauvaises choses qu’on aurait pu faire pendant l’année » ! En rentrant à la maison, nous avons de nouveau mangé ! Tout le monde était très fatigué après cette longue journée.

Le week-end, nous partions souvent en voyage avec les autres volontaires. J’ai découvert des endroits merveilleux (le désert de Lampoul, l’île de Gorée, le Djoudj,…) et des gens très sympas ! La peur des premiers jours est donc vite partie, notamment grâce au bureau sénégalais de Projects Abroad, que je remercie ! Jamais je n’oublierai cette expérience et la période la plus difficile est le retour de ce voyage. Avant de revenir, on ne se rend pas compte à quel point on est attaché à notre famille, nos amis et nos habitudes. Se réhabituer à la vie occidentale est bien plus difficile que de s’habituer au quotidien africain ! Je ne suis plus la même personne qu’avant de partir et je conseille cette expérience à tout le monde. Mon prochain rêve à réaliser ? Retourner au Sénégal et revoir les personnes qui m’ont apporté tellement, sans le savoir, durant ces deux mois….

Sophie Burgeon

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