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Mission humanitaire - Missions humanitaires générales, Roumanie par Sophie Ouvrard

Missions humanitaires en Roumanie, Sophie Ouvrard

Missions humanitaires en Roumanie, Sophie Ouvrard

Missions humanitaires en Roumanie, Sophie Ouvrard

Missions humanitaires en Roumanie, Sophie Ouvrard

Missions humanitaires en Roumanie, Sophie Ouvrard

Missions humanitaires en Roumanie, Sophie Ouvrard

Missions humanitaires en Roumanie, Sophie Ouvrard

Cette année, j'ai réalisé un projet qui me tenait à cœur depuis longtemps déjà, faire de l'humanitaire. J'ai consulté de nombreuses fois le site de Projects Abroad avant d'oser me lancer, puis je l'ai fait, malgré toutes mes appréhensions (je n'avais jamais pris l'avion, ni jamais voyagé seule). Me voici donc partie pour un mois, de fin mai à fin juin! Je dois dire que cette aventure n'a pas été au niveau de mes espérances, elle a été bien au-delà!!

J'ai été accueillie à l'aéroport de Bucharest par Alex, le desk officer de Projects Abroad, qui m'a ensuite conduit à Brasov (à 3 heures de route) et m'a introduite dans ma famille d'accueil. Bien qu'il soit 2 heures du matin, Rodica m'a accueillie on ne peut plus chaleureusement, tout comme Ashley, ma room mate, une volontaire venant du Canada qui allait devenir une très bonne amie! N'oublions pas Alma, le chat, et sa fille Mitsi, un adorable chaton, qui, elles aussi, m'ont bien accueillie! J'ai rencontré quelques jours plus tard Alexandra, la fille de Rodi qui était en déplacement lors de mon arrivée. Tout de suite, je me suis sentie comme chez moi, je n'ai jamais rencontré de personnes aussi accueillantes, attentionnées et attachantes.

Ma première journée a été occupée à visiter la ville, apprendre à me repérer, aller au bureau de l'association et en rencontrer les membres, établir des pass pour les bus (un pass coûte environ 8 euros et permet de prendre une ligne de bus à volonté durant un mois), échanger de la monnaie (1 euro équivaut à 4 lei environ)... aux côtés d'Alex, qui est un très bon guide! La ville de Brasov est magnifique, avec de nombreuses traces d'architecture baroque, les églises orthodoxes somptueusement décorées, les façades colorées, la fontaine, les rues pavées, le parc... le tout encadré par des montagnes verdoyantes. Lors de leur arrivée, les volontaires sont invités dans un restaurant typique : le Sergiana, afin d'y découvrir la cuisine traditionnelle roumaine (et aussi les vêtements traditionnels que portent les serveurs). Ceci fut l'occasion pour moi de découvrir l'amour de ma vie: les sarmale !! Ceux-ci sont souvent accompagnés de mamaliga, et je peux dire que c'est absolument délicieux!

Lors de mon deuxième jour, ma superviseure Daniela m'a conduite à l'hôpital dans lequel j'allais être bénévole : l'hôpital de Sacele, un petit village à 40 minutes de bus de Brasov, où la communauté tzigane est très représentée. Nous pouvons aussi bien croiser une charrette remplie de foin et tirée par des chevaux qu'une grosse voiture, et beaucoup de jeunes filles ressemblent à l'idée que l'on pourrait se faire d'une Esméralda. La Roumanie est un pays tout en contraste, ce qui fait partie de son charme. Le travail des bénévoles consiste à s'occuper des bébés et des enfants malades. Nous devons nourrir, nettoyer, éveiller les bébés, leur apporter de l'affection... Nous travaillons 4 heures par jour environ (hors trajets), les matins, et nous disposons de nos week-ends pour visiter par exemple.

Si nous sommes assez nombreux nous pouvons ouvrir la salle de jeux de l'hôpital, qui accueille dans un premier temps les mères avec leurs bébés, puis dans un second temps les enfants plus âgés pour lesquels nous préparons des activités. Je n'oublierai jamais les bébés, ni les enfants avec lesquels j'ai travaillé durant un mois les deux petits Marian, Mirela, Cosmina, Tinca, Benjamin, Andrea, Denisa, Larisa, Beatriz, Dragoush, Daniel, Carmen, Nicoleta, Dana, Stefania etc … La joie que vous apporte leurs sourires est incommensurable. Le plus dur est de partir...

Projects Abroad organise deux rendez-vous hebdomadaires : le workshop et le social event. Lors du premier, un des volontaires fait découvrir aux autres un domaine qu'il connait (psychologie, histoire, danse, sciences...). Lors du second, les membres de l’organisation nous font découvrir une activité : cuisine roumaine (je ne m'en suis toujours pas remise, c'était délicieux), danse traditionnelle roumaine, Salsa (en effet Alexandra est professeur de salsa, et son cours était fantastique!)...

La vie nocturne n'est pas en reste à Brasov! Le Tonic Bar, les Oldies, Deanes, la discothèque de la rue Republici... Tant de lieux où j'ai passé de merveilleux moments! Dans le premier vous trouverez des snitel et salades succulents, soit dit en passant.

Avant mon départ, j'ai eu l'occasion de visiter quelque peu Bucharest, notamment son plus grand parc dans lequel on peut voir des cygnes blancs et noirs, des paons... au milieu d'une végétation luxuriante et de nombreux points d'eau. Pour ma dernière nuit, j'ai été hébergée par Jacques et sa femme Mirela, qui m'ont très bien accueillie à Bucharest.

En résumé je ne peux trouver que des points positifs à mon départ avec Projects Abroad. En effet cette organisation m'a permise de concilier humanitaire et voyage, de gagner en indépendance et en assurance. J'y ai rencontré d'autres volontaires adorables: Ashley, Crystal, Florentine, Matt, Amy, Kay, Eloise, Nicola, Allison, Amalia, Erika... des quatre coins du globe, avec qui j'ai passé des moments formidablement drôles, et que j'espère réellement revoir. Il en est de même pour les membres de l’organisation : Dani, Ali, Alex, Razvan, Mircea, et pour ma famille d'accueil : Rodi, Ali, Adi, Alma, Mitzi!

Ce voyage constitue aussi un enrichissement culturel incontestable : cuisine, musique, danse, visites, langue... En effet j'ai notamment assisté à un festival auquel Ashley, volontaire en journalisme, était tenue d'être, et nous avons vu pléthore de danses, chants, musiques. Rodi quant à elle m'a transmis l'art de la confection des Sarmale, et Dani m'a fait découvrir les mici, une autre spécialité culinaire roumaine, ainsi que le sook, un soda réalisé à base de fleur de sureau qui était délicieux. De nombreux monuments sont à visiter à Brasov même: les églises orthodoxes, la rue la plus étroite de l'Europe de l'est, l'église noire (nommée ainsi en raison de la couleur que prirent ses murs après un incendie) qui regorge de sculptures, arabesques, dorures, vitraux, tapis orientaux et qui dispose d'un immense orgue. Le château Bran ayant inspiré le Dracula de Bram Stocker est aussi à visiter. Je l'ai trouvé somptueux dans son architecture baroque avec son intérieur de murs blancs et de boiseries. A Brasov, du haut de la Tampa, le panorama de Brasov est époustouflant et mérite d'être vu!

Je n'avais pas pour optique de progresser en anglais, et pourtant, étant la seule volontaire francophone, je n'ai pas eu le choix! Même si parfois il est frustrant de ne pas pouvoir s'exprimer aussi précisément et rapidement que dans sa langue maternelle. J'ai aussi appris quelques bases de la langue roumaine, et je n'ai qu'une envie : continuer à l'apprendre en France. Enfin, tout au long de mon séjour, il m'a été donné de rencontrer des personnes d'une gentillesse et d’une générosité incroyables, et je peux dire qu'une partie de mon cœur est restée en Roumanie.

Sophie Ouvrard

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