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Mission humanitaire - Missions humanitaires générales, Ghana par Stéphanie Chaumard

Mission humanitaire, Ghana par Stéphanie Chaumard Mission humanitaire, Ghana par Stéphanie Chaumard Mission humanitaire, Ghana par Stéphanie Chaumard Mission humanitaire, Ghana par Stéphanie Chaumard Mission humanitaire, Ghana par Stéphanie Chaumard Mission humanitaire, Ghana par Stéphanie Chaumard Mission humanitaire, Ghana par Stéphanie Chaumard

Après la fin de mes études, j’ai décidé de mettre une croix temporairement sur l’activité professionnelle afin de me consacrer à mes divers projets dont une mission humanitaire. Et je peux dire que je ne regrette nullement d’avoir fait ce choix ! Mon choix s’est porté sur le Ghana, pays bien assez méconnu de la population française. J’ai souhaité travailler avec les enfants handicapés, plus spécialement avec les sourds puisque moi-même je le suis.

La première impression de la plupart des bénévoles sur place était la stupéfaction de me voir m’engager pour la bonne cause vis-à-vis de ma surdité. Mais avec le temps, ils finissaient par se rendre compte que la surdité n’a pas de barrières comme on peut laisser supposer. Nous, les sourds, on a la capacité de concrétiser nos rêves avec la même motivation, la même volonté que les autres, ce qui rend encore plus humain dans les relations sociales.

Je ne m’attendais pas à un accueil aussi chaleureux que celui que l’on m’a réservé à mon arrivée dans une école pour sourds à Mampong, petite ville dans les collines d’Akuapem. J’ai été agréablement surprise par la gentillesse des habitants ghanéens, tout comme celle de ma famille d’accueil. J’ai dû apprendre à maîtriser la langue anglaise, la langue officielle du pays, qui était mon point faible jusqu’à maintenant, et la langue des signes ghanéenne. L’apprentissage d’une double langue se révélait à la fois enrichissant et agréable.

Que dire sur les enfants sourds ? Il m’est difficile de les décrire. Ils étaient tellement adorables avec moi que j’avais l’impression d’être devenue leur deuxième « maman ». C’est devenu irrésistible car les enfants ne voient leurs parents que pendant les vacances scolaires et la notion des liens affectifs leur est un peu inconnue. D’autant plus que notre surdité commune a tissé des liens très forts.

Mon travail avec les enfants consistait à la transmission de savoirs, c’est-à-dire une mission d’enseignement dans une classe de primaire. J’enseignais les mathématiques et un peu l’anglais. Avec la maîtresse de la classe, on se relayait. Ce qui est assez drôle, c’est qu’à chaque fois au début des cours, les enfants avaient tendance à me demander de les aider à tailler les crayons. Dans un premier temps, je trouvais ça anodin mais j’ai vite compris qu’ils aiment prendre leur temps pour mieux bavarder avant de s’y mettre sérieusement, mais aussi peut-être pour retarder les cours. Qui sait ?

J’ai eu une petite mais belle et frappante révélation au cours de ma mission : les enfants, malgré le fait que la cantine ne leur fournisse pas un repas de bonne qualité, voire insuffisant (on compte 300 élèves), se serrent quand même les coudes en matière de nourriture même s’ils souffrent de la faim. J’ai une anecdote à vous faire partager : un jour, lors d’une pause-déjeuner à l’école, je servais les repas pour les enfants dans la salle de classe. A un moment donné après la distribution, une élève s’est approchée de moi en tenant un bol propre et c’est là que j’ai réalisé que je l’avais oubliée ! Or, la grande gamelle dans laquelle on trouve la nourriture était épuisée. J’étais gênée de ne pas pouvoir la servir. J’ai dû me tourner vers d’autres enfants, persuadée qu’ils allaient se plaindre, et leur demander timidement de donner chacun un peu de leur assiette pour cette pauvre petite fille. Et à ma plus grande surprise, ils se sont contentés d’acquiescer sans la moindre protestation. Incroyable ! Alors, comme ça, entre « pauvres », ils se soutiennent mutuellement de manière spontanée. Finalement, la solidarité n’a pas de prix pour eux.

Ce n’est pas ce que nous possédons qui fera de nous des gens heureux mais bien les relations que nous créons avec les autres. Il suffit juste de tendre la main à quelqu’un et on voit en retour que l’on reçoit un sourire plein d’amour, de tendresse, qui vaut cher !

J’aimerais pouvoir m’étendre à ce sujet mais il n’y aurait plus de place pour les autres volontaires, dommage ... Je n’oublierais jamais les moments que j’ai passés avec les enfants. Ils ont marqué ma vie à tout jamais ! A mon départ, on m’a même offert des cadeaux. Ce geste en dit sûrement long… Les Ghanéens ont dans le cœur une compassion déconcertante de sincérité… Je ne demande qu’une seule chose : y retourner un jour !

Stéphanie Chaumard

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