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Sports - Enseignant(e) d'education physique, Pérou par Sylvie Cottet

Sylvie dans sa famille d'accueil

Bonjour à tous, si j'écris ce témoignage c'est que j'ai eu la chance de partir pendant un peu moins de deux mois en mission de volontariat au Pérou. J'ai choisi le Pérou car depuis deux ans j’apprends l'espagnol au Collège et c'est une langue qui donne envie de partir vers d'autres horizons. De plus l'Amérique du Sud m'a toujours attirée, de par ses cultures, ses traditions, ses paysages, ses montagnes, mais aussi par une attirance de l'inconnu et de la découverte. Ma mission consistait à enseigner le basket dans une école ainsi que le volley dans un club. Si j'ai décidé de participer à cette mission et pas à une autre c'est tout simplement car j'adore le sport, j'adore être à l'air libre, j'adore bouger et j'adore les enfants !

Cours de basket au Pérou

Commençons par le début: après un vol Genève-Madrid-Lima-Cusco plein de rebondissements, mon dernier avion atterrit finalement à Cusco. Là-bas je suis accueillie par un membre de Projects Abroad ainsi qu'une amie que je rejoignais qui était déjà en mission depuis 10 jours. Je ne suis pas la seule à arriver ce jour-là, donc j'ai immédiatement rencontré d'autres volontaires. Les premières images qui me viennent à l'esprit quand je repense à mon arrivée dans ce pays incroyable sont les cris des taxi-drivers, la simplicité des infrastructures, la compacité de la ville de Cusco, mais aussi son étendue ! Toutes des images, des odeurs et des bruits que j'espère ne jamais oublier !

Après 45 minutes de taxi j'arrive à Calca (capital de la province de Calca, à 50km de Cusco), le village dans lequel habite ma famille d'accueil. Encore une fois de nombreuses images me viennent à l'esprit en écrivant. De la poussière, des moto-taxis, des enfants qui jouent dans les rues, des échoppes un peu partout... Cusco étant une ville "européanisée", les Cusquenos (habitants de Cusco) ont un style vestimentaire qui ne m'a pas spécialement choquée mais en arrivant à Calca la différence est quand même plus grande. Evidemment, certains adolescents portent des "Converses", d'autres des jaquettes "Adidas" mais une partie de la population porte des habits traditionnels, des sandales faites avec des pneus, n'ont pas de sac, mais un tissu coloré noué autour de leurs épaules... Donc je continue, le taxi me dépose devant ma "casa" et je rencontre ma famille d'accueil. Tout de suite je me sens chez moi et je vous avoue, je me suis vraiment attachée à ma famille. Encore maintenant (ça fait plus ou moins 6 mois que je suis rentrée), je les appelle une ou deux fois par mois pour prendre de leurs nouvelles et Rubí (ma sœur d'accueil) est sur Facebook donc je lui envoie des mails une fois de temps en temps, malheureusement elle n'a l'occasion d'aller sur un ordinateur que peu souvent et il faut parfois attendre plusieurs semaines, voire mois avant d'avoir une réponse.

Cours de sport - foot, basket volley, dans une école péruvienne

Mon premier jour en tant que professeur de sport arrive et ma rencontre avec les enfants se fait tout en douceur. Pour vous mettre un peu dans le contexte voici une de mes journées à Calca: je me levais le matin, prenais un petit-déjeuner copieux (pain, confiture, maté, fruits frais,...) en écoutant la radio locale. Ensuite je me rendais sur le terrain de basket qui se trouvait à deux pas de ma maison avec mon amie (on habitait dans la même famille et on participait à la même mission). Après quelques dizaines de minutes d'attente, les enfants arrivaient accompagnés de leur professeur de sport, Aldo. La plupart des adolescents ne portaient que peu d'attention aux volontaires, les adolescentes un peu plus, elles me posaient quelques questions du genre : est-ce que vous êtes jumelles ? Sœurs ? Mariées ? Est-ce que tu as des enfants?... Par contre les plus jeunes se sont attachés à moi et à chaque début et fin de cours j'avais droit à des bisous, des câlins,... bon je retourne à ma journée. Chaque classe avait une leçon de sport par semaine. Entre chaque classe, Aldo raccompagnait les élèves jusqu'à leur école en passant par une petite échoppe pour que les enfants s'achètent des sucreries et ensuite revenait avec la classe suivante.

Pendant les 15 minutes de battement soit je discutais avec les autres volontaires, soit je grignotais un petit quelque chose, soit je jouais au basket/volley/foot, soit je bronzais (sans oublier la crème solaire, car à 3000 mètres d'altitude ça brûle sans qu'on s’en rende compte) ! A 13h30, les cours sont terminés et toute la famille se retrouve à la maison pour manger un repas (souvent à base de poulet, de patates et de riz !). Mon prochain cours ayant lieu à 16h, j'avais quelques heures de libre pendant lesquelles j'allais soit me promener dans Calca, au marché, sur la Plaza de Armas, ou alors je profitais pour aller faire un petit tour dans un des nombreux locaux munis d'ordinateurs avec connexion internet pour donner des nouvelles à ma famille et à mes amis ou encore pour chercher des informations. Et sinon j'utilisais ces heures de battement pour faire ma lessive à la main (j'ai essayé de m'adapter le plus possible à leur culture !) ou tout simplement pour passer du temps avec ma famille ou à la maison pour me reposer.

Sylvie en Encadrement sportif au Pérou

Le terrain auquel avait lieu mon prochain cours était à 10 minutes de marche de ma maison. Ce cours-là est totalement différent de celui du matin. C'est un cours de volley dans un club entièrement constitué de filles. Elles s'entrainent 4 fois par semaine plus pendant leur temps libre et ont donc un très bon niveau (bien meilleur que le mien !). Voyant ces filles tous les jours, des liens se sont créés et ces relations m'ont énormément apporté ! Le cours se terminait à 18h, à la tombée de la nuit, et après avoir dit au revoir aux filles je retournais chez moi. Après une douche rapide, je rejoignais le reste de la famille et une fois de plus j'avais droit à un délicieux repas. Après le souper, soit je m'occupais, sois je jouais à un jeu, soit je regardais la télévision avec mes frères d'accueil. Pendant quelques jours il a fait mauvais temps et nous n'avions pas de salle de sport. Les autres volontaires et moi avons donc eu l'occasion de donner un cours de math en espagnol, j'ai aussi eu l'occasion de participer à une visite culturelle organisée par l'école, à un défilé et à la fête de fin d'année de l'école dans laquelle j'enseignais.

Coach sportif en Amérique Latine

Sur les 7 jours de la semaine, j'avais deux après-midis de libre plus les week-ends. J'ai souvent profité de ces après-midis de libre pour aller voir des autres volontaires dans les villages alentours et des week-ends pour visiter les villes et les villages voisins. J'ai passé la plupart de mes week-ends à Cusco, j'adore cette ville ! Pour moi ces semaines passées au Pérou sont probablement les semaines durant lesquelles je me suis sentie le plus moi-même. Et si vous avez envie de partir en mission volontaire mais que vous avez peur ou que vous vous dites "dans quelques années...!", faites-le maintenant et n'ayez pas peur ! On apprend énormément sur les autres et sur soi-même quand on sort de son petit nid douillet ! Et vous allez faire des rencontres incroyables que ce soit avec des locaux ou avec d'autres volontaires. Moi par exemple j'ai toujours contact avec ma famille d'accueil ainsi que d'autres péruviens; mais j'ai aussi gardé contact avec des volontaires: une Danoise que j'ai rencontrée au Pérou vient chez moi la semaine prochaine ! Ce sont des amitiés totalement différentes que celles qu'on a avec nos amis d'école ou de travail ! Elles sont très riches en souvenirs, même si ces amitiés sont nouvelles !

jeunes Péruviennes sur le terrain de sport

Si je devais vous donner quelques conseils, le plus grand serait de partir sans préjugés et de penser aussi au retour car ce n'est pas toujours facile. Il faut se rendre compte que ce n'est pas en partant pendant quelques semaines qu'on peut changer le monde! Et prenez des photos de votre famille, de vos amis, des jeux,... afin de pouvoir faire découvrir des nouvelles choses à votre famille d'accueil, aux locaux.

Écrire ce témoignage fait remonter plein d'émotions et me rend nostalgique; je ne peux pas m'empêcher d'avoir les larmes aux yeux en repensant à mon dernier jour de cours; quand Aldo m'a interdit de dire aux plus jeunes enfants que je repartais en Suisse et que c'était la dernière fois qu'ils allaient me voir car si je leur disais ils allaient tous pleurer et ça allait être impossible de les consoler. C'est donc par un "à la semaine prochaine" que j'ai quitté des enfants que j'adorais. J'ai aussi les larmes aux yeux quand je repense à la dernière fois que j'ai serré ma sœur d'accueil dans mes bras, en pleurs, je la considérais comme ma propre petite sœur et je ne sais pas si un jour j'aurais l'occasion de la revoir ! Il y a aussi bien sûr des larmes de joie quand je revois une photo qui me fait penser à une histoire ou à quelqu'un, à une blague...

Je vous souhaite de tout cœur de vivre une expérience aussi riche que la mienne et si vous avez des questions n'hésitez pas, c'est avec plaisir que j'y répondrai !

Sylvie Cottet

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