You are from: United States, Go to our American website.

Volunteer OverseasVolunteer Overseas

Journalisme - Projets généraux en journalisme, Afrique du Sud par Virginie Vinti

Cape Cameleon

Dans la famille

En blousons sur la plage

Manchots africains

Virginie et deux enfants

Vue de haut

Je m’appelle Virginie, j’ai 20 ans, et il y a six mois j’étais déterminée à être journaliste sans trop savoir si j’étais faite pour ce métier. Puis, je suis partie un mois en Afrique du Sud (juillet 2010) et ça a été la révélation. Aujourd’hui, non seulement je rêve d’exercer cette profession, mais j’ai la tête submergée de souvenirs et les yeux emplis de mille et une merveilles dont ce pays regorge.

Quoique ma première idée fût plutôt « la brousse », pour un premier voyage de cette envergure, j’ai opté pour la pointe de l’Afrique, pour son histoire et son récent développement politique et social, et je n’ai pas été déçue. J’ai alors correspondu pendant plusieurs mois avec Dana et Alyssa Myers, qui m’ont dirigée, rassurée et tenue au courant tout au long de la préparation de mon voyage au point que je me sentais en Afrique avant d’y être. Puis j’ai fait la connaissance de ma famille par Facebook, en parlant avec mon « host father » Quinton Coert avec qui je me suis tout de suite sentie proche.

Mais j’étais loin de m’imaginer ce que j’allais vivre et qui j’allais rencontrer. Déjà mon voyage dans l’avion fut une incroyable expérience. Dans l’avion m’amenant de Johannesburg à Cape Town, je me trouvais en présence de toute l’équipe télévisée de Laurent Ruquier. Je découvris ensuite que mon voisin était journaliste à TF1 et je lui confiais alors que j’allais faire stage de journalisme. A la fin du trajet, j’obtiens le numéro sud-africain de David Astorga, commentateur français de la Coupe du Monde 2010. Ce sera ma première interview, bien méritée après avoir parcouru la moitié de Cape Town entourée de supporters pour la Hollande et l’Uruguay en route pour le match du soir même. Le chemin comme l’interview furent inoubliables, je n’en reviens toujours pas aujourd’hui.

Cette émotion, je l’ai vécue pour chacune de mes interviews. Le journal offrait la chance de pouvoir écrire l’article de notre choix et d’effectuer les recherches dans la plus grande indépendance. C’était d’une part une ambiance absolument mémorable au journal où chaque jour nous partagions anecdotes et fous-rires à longueur de journée, récits d’articles, conseils de la rédactrice en chef Rebecca Saraceno et de son assistante Kelly Easton. Puis ce furent des rencontres humaines inoubliables, notamment celles du bidonville de Capricorn et du Montebello Design Centre, où étaient vendus les objets fabriqués de toutes parts par les gens des bidonvilles comme des alentours. Ce fut la base de mon second article sur les artisans de Cape Town. J’ai appris beaucoup de ces gens pour qui la grande vie ne se trouvait qu’à quelques kilomètres de leur bidonville mais paraissait pourtant si inaccessible. Les enfants y étaient incroyables. Livrés à eux-mêmes, ils se jetaient sur le premier adulte qu’ils rencontraient et le prenaient immédiatement pour compagnon de jeu l’inondant de câlins. Ils m’avaient apporté de l’amour pour un bon mois !

Quatre week-ends pour visiter un maximum de Cape Town, ça n’était pas si simple, il m’aurait fallu une année entière. Cependant j’en ai profité comme j’ai pu : Table Mountain (escalade laborieuse pour les courageux et vue splendide de Cape Town), la célèbre prison de Robben Island (voyage dans le passé, on n’en ressort pas indemne surtout après la description de la vie sur l’île par un des anciens détenus). Je me suis également rendue au Cap de Bonne Espérance : une légende existe selon laquelle une ligne visible délimite la rencontre entre l’Océan Pacifique et l’Océan Atlantique… Sur la route j’ai pu voir des pingouins ainsi que des plages dignes du pays imaginaire. J’ai également goûté à la mer glaciale où j’ai pu surfer une après-midi (déconseillé en hiver pour les frileux).

Je n’oublierai jamais à quel point mes parents d’accueil, Esme et Quinton Coert, ont pris soin de mes colocataires et moi-même, en nous concoctant des plats riches en arômes et riches tout courts, en nous faisant entièrement confiance pour nos sorties sans heures limites pour rentrer. Nos conversations à table, assez hilarantes lorsque l’on tient compte de l’accent sud-africain à couper au couteau d’Esme et Quinton qui occasionnaient parfois des « sorry could you repeat please ? » plutôt qu’une réponse élaborée. Je suis tombée sur des colocataires incroyables, dont Anna, suédoise et polonaise, Carlotta d’Italie, Laurie d’Angleterre, Sam du pays de Galles, Rune du Danemark… Ils restent parmi les plus belles rencontres de ma vie. On a vécu en un mois tellement de choses : les sorties, la Coupe du Monde, les excursions improvisées, et les soirées devant un bon film sous une couverture presque digne d’une peau de bison pour oublier le froid mordant (les murs étant construits pour éviter la maison de devenir un four en été).

J’ai été marquée par la gentillesse des habitants comme des commerçants de Cape Town, souvent venus tout droit des bidonvilles. Le Green Market, où ma coloc et moi avions sympathisé avec un vendeur de vuvuzelas ; 1 semaine après nous y étions retournées pour en racheter une et ironiquement il nous interpelle et nous dit « Do you recognize me ? » alors que c’était lui qui voyait des milliers de visages par jour… Je me rappellerai également de cet homme à moitié aveugle à qui j’avais promis de revenir pour acheter trois de ses colliers. Lorsque j’arrivais en courant à 17h, il avait tout remballé ; il lui fallut 3 secondes pour me reconnaître et déballer de nouveau tout son attirail pour retrouver le paquet dans lequel il avait mis mes colliers dans l’espoir que je revienne. Jamais plus depuis que je suis rentrée je n’ai retrouvé cette humanité et couleur dans les rues de ma ville…

Lorsque plus tard je repense à cette période pendant laquelle on me demandait si je n’étais pas « homesick » en Afrique, je souris, me rappelant à quel point je l’étais en retournant chez moi, tellement ce voyage m’a ému sur tous les points. Alors deux petits conseils si tu hésites encore à te lancer : « tu n’as rien à perdre mais tout à gagner », et n’espère pas revenir bronzé si tu viens pendant l’hiver africain (Juin à Octobre) mais remplis ta valise de polaires !

Virginie Vinti

Retour à la liste des témoignages

Tell your friends about this page:

Haut de la page ▲
Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.