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Les écovolontaires au Belize aident au contrôle de la population des poissons-papillons

Entre novembre 2016 et juillet 2017, les volontaires de Projects Abroad au Belize et notre équipe locale ont capturé et tué plus de 1 000 poissons-papillons au cours de plongée dans un parc marin près de Palencia. Cette méthode inhabituelle de protection de l’environnement s’inscrit dans une démarche mondiale de lutte contre l’invasion du poisson-papillon qui menace la survie d’autres espèces marines.

Un volontaire pose derrière un poisson-papillon au BelizeOriginaire du bassin Indo-Pacifique, le poisson-papillon n’existe naturellement pas dans les eaux des Caraïbes où cette espèce invasive a été vu pour la première fois en 2008. Prédateur, le poisson-papillon mangent les autres poissons natifs du récif corallien à une vitesse alarmante. « Ils n’ont pas de prédateurs naturels » explique Kristin Marin, directrice des projets au Belize pour Projects Abroad. « Nous avons récemment vu des anguilles, des mérous et des requins manger des poissons-papillons mais devons souvent les harponner avant que les requins ne veuillent les manger. »

Tuer pour préserver l’environnement

L’écosystème local n’est pas seulement menacé par l’appétit sans limite du poisson-papillon mais également par la vitesse à laquelle il se reproduit : les femelles peuvent produire des millions d’œufs chaque année. « Elles pondent environ 50 000 œufs tous les 3 jours. Nous avons peut-être déjà tué plus de 1 000 poissons-papillons, mais voyez le temps qu’il faudrait pour éliminer tous les œufs pondus par un seul poisson-papillon » explique Kristin.

Susannah Jones, une volontaire anglaise qui s’est impliquée dans ce projet d’écovolontariat en protection marine au Belize pendant 24 semaines, a participé à la régulation de la population de poissons-papillons depuis le début du programme en novembre 2016. Susannah nous explique que tuer des poissons pour préserver l’écosystème n’est pas si inhabituel qu’il en a l’air « Je n’aime pas tuer quoi que ce soit, mais en tant que plongeuse et ayant effectué plus de 200 plongées à travers le monde, j’ai vu ces poissons-papillons auparavant et je comprends le danger qu’ils représentent. Je sais que tuer ces poissons est bénéfique pour tout le reste. »

Les manger à défaut de les combattre

Un écovolontaire mesure un poisson-papillon lors d’une plongée au BelizeL’équipe locale du projet d’écovolontariat apprend aux volontaires à se servir d’une lance de base avec une dragonne qui s’attache au poignet et à attraper des poissons avec. Une fois le poisson-papillon capturé, pas question de le jeter. Au cours des plongées, les volontaires mettent les poissons-papillons qu’ils ont tué dans un conteneur de fortune d’une vingtaine de litres, et une fois sur la terre ferme, les pointes venimeuses sont soigneusement retirées et le poisson est ensuite préparé pour être dégusté !

L’objectif principal sur le long terme étant de réduire le nombre de poisson-papillon, les volontaires concentrent également leurs efforts sur la sensibilisation des communautés. « Nous encourageons les gens à manger du poisson-papillon afin que la demande augmente et que plus de pêcheurs locaux en pêchent et en plus grande quantité. » explique Kristin. « La chair est tendre, blanche et délicieuse ! On peut cuisiner le poisson-papillon en ceviche ou bien en grillade avec un filet de citron ».

Les pointes sont également utilisées sur les marchés locaux. « Certains locaux fabriquent des bijoux à partir de ces pointes ; on en trouve dans des petites boutiques d’artisanat local. J’ai d’ailleurs moi aussi un collier en poisson-papillon ! » nous fait remarquer Susannah.

Un combat international

La présence des poisons-papillons ne pose pas problème qu’au Belize mais ils envahissent aussi les côtes des Bahamas, le Golfe du Mexique et l’océan Atlantique. Ils ont également été aperçu dans les eaux italiennes, montrant l’importance du contrôle de cette espèce.

Susannah souligne le besoin de volontaires en protection marine, non seulement pour limiter l’invasion des poissons-papillons mais pour protéger la barrière de corail en général : « Nos récifs sont si importants, ils ne sont pas juste magnifiques à regarder. Ils contribuent au maintien de tout un écosystème et font partie de notre environnement. »

Découvrez comment contribuer à notre projet de protection marine au Belize ou jetez un œil à l’ensemble de nos projets d’écovolontariat à travers le monde.

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