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Journalisme - Projets généraux en journalisme, Ghana par Adeline Lesage

Adeline Lesage Nicolas Jones, coach anglais de rugby et volontaire de Projects Abroad entouré de jeunes rugbymen ghanéens Séance d’entrainement de rugby de jeunes ghanéens coachés par des volontaires anglais de Projects Abroad, Nicolas Jones et David Rowe Les parents d’Anthony Annan ainsi que son oncle (en jaune) dans leur maison à Cape Coast Sept des huit volontaires dans la famille d’accueil à Cape Coast Ouverture du festival « Bakatue » à Elmina - premières prises de pêches données en offrandes aux divinités locales pour implorer une bonne saison des pêches Découverte d’un plat traditionnel ghanéen le « banku » qui se mange avec les mains ! Ambiance au son des vuvuzela lors du match de coupe du monde de football Ghana vs. Allemagne !

AKWAABA CAPE COAST ! (Bienvenue à Cape Coast !)

J’ai séjourné pendant un mois (mi-juin à mi-juillet 2010) dans la ville de Cape Coast, capitale de la région du centre du Ghana (Central Region) à trois heures de la capitale, Accra. J’ai effectué un stage de journalisme dans un journal de presse locale de Cape Coast, « Central Press ». Ce journal, qui a l’habitude d’accueillir des volontaires de l’organisation Projects Abroad, couvre non seulement les actualités de la ville de Cape Coast mais aussi de toute la région centrale du Ghana.

Pour moi, ce voyage représentait une superbe opportunité de pouvoir découvrir un pays tout en participant à une mission de volontariat. J’ai déjà eu auparavant la chance de voyager dans plusieurs pays. Cette fois-ci, je voulais découvrir un nouveau pays, non plus sous l’angle seulement d’une touriste mais sous celui d’une volontaire qui participe aux activités de la vie quotidienne et professionnelle de ce pays. Mon voyage fût mûrement réfléchi. Depuis deux ans, je rêvais de partir en Afrique et Projects Abroad me donnait les moyens de pouvoir accomplir ce rêve mais me demandait cependant un réel effort financier. Mes parents ont ainsi largement contribué à me financer ce voyage et je ne les remercierai jamais assez pour cela. Ce fût une expérience inoubliable.

Par ailleurs, le choix du pays, le Ghana, fut longuement pensé. En effet, le Ghana est un pays anglophone et la plupart des volontaires qui choisissent de partir là-bas sont majoritairement de langue maternelle anglaise (Angleterre, Australie, Pays de Galle, USA, …) et seulement quelques volontaires sont originaires de pays où le français est une langue pratiquée (Canada ou Suisse par exemple). Ainsi, je suis partie en toute connaissance de cause. Je savais que j’aurais sûrement quelques difficultés pour pouvoir m’exprimer et me faire comprendre même en ayant un niveau très correct en anglais. Ce fût donc un de mes objectifs avant ce voyage : pouvoir améliorer mes compétences en anglais, que ce soit à l’oral ou à l’écrit avec le projet de journalisme. Ce fût largement le cas, grâce notamment aux nombreuses discussions que j’ai eues avec les autres volontaires et avec la population ghanéenne. J’ai aussi choisi le Ghana car j’ai toujours entendu que c’est un pays très accueillant où on s’y sent vraiment en sécurité et que de nombreux volontaires y ont déjà effectué des missions.

Tout au long de la préparation du voyage, j’ai été très bien encadrée par l’organisation. A partir du moment où je me suis inscrite, j’ai eu beaucoup d’échanges de mails avec les membres de l’organisation sur place. Un des objectifs de l’organisation était de pouvoir m’aider à préparer mon voyage et de répondre au mieux à mes attentes personnelles. De plus, le site Internet « My Projects Abroad » mis en place et qui nous est entièrement dédié dès que notre inscription est confirmée, nous permet de trouver de nombreuses informations très utiles. On peut y trouver par exemple des informations générales sur l’obtention du visa, sur la vie quotidienne ghanéenne mais aussi sur la famille d’accueil, sur la mission choisie ou encore un petit lexique qui s’avère très utile sur les principales expressions ghanéennes. Grâce à ce guide, j’ai pu organiser mon voyage au mieux et m’imprégner de la culture et des habitudes ghanéennes avant même d’y être partie.

A mon arrivée à l’aéroport d’Accra, j’ai tout de suite été prise en charge par un membre de l’organisation qui a pris le temps de faire connaissance avec moi et de m’expliquer les principaux détails de mon voyage. Comme j’effectuais mon projet de volontariat à Cape Coast, j’ai séjourné la première nuit dans la capitale et je suis partie le lendemain à Cape Coast. J’ai été logée dans une famille d’accueil où séjournaient également sept autres volontaires femmes provenant du monde entier (Allemagne, Angleterre, Australie, Canada, Corée, USA). Si je garde un excellent souvenir de ce voyage, cela est du en grande partie à la vie dans la famille d’accueil. La personne chez qui j’étais logée était vraiment merveilleuse, me considérant comme un membre de sa famille dès le moment où j’ai franchi la porte de la maison. J’ai encore en tête les longues discussions, les moments de rigolade et de fête au son des chants et danses traditionnelles ghanéennes que nous avons partagés avec notre « maman » d’accueil et les autres volontaires de la maison. Cape Coast est une petite ville où on fait rapidement connaissance avec les nombreux volontaires séjournant dans la ville ou en périphérie. Il existe une très grande solidarité entre tous les volontaires, ce qui permet de se sentir rapidement à l’aise même si l’obstacle de la langue n’est pas toujours facile à surmonter. Je tiens par ailleurs à remercier la famille d’accueil ainsi que l’organisation pour s’être très bien occupées de moi quand j’ai eu quelques petits ennuis de santé comme ça arrive souvent dans un pays où le changement d’environnement et de nourriture demande un certain temps d’adaptation.

En ce qui concerne la mission, mon choix s’est porté sur un projet de journalisme orienté à la fois dans les actualités quotidiennes de Cape Coast et de la région centrale mais aussi dans le sport. Je n’avais à la base aucune compétence particulière dans le domaine du journalisme, seulement un très grand intérêt pour le sport en général et une curiosité concernant les activités se rapportant au journalisme. J’ai vraiment été étonnée et surprise de me voir laisser autant de liberté et d’autonomie dans cette mission. Ce fût pour moi un peu déstabilisant au début mais au final cette mission fût très enrichissante et m’a permis d’acquérir de nouvelles compétences. Je faisais ainsi partie intégrante de l’équipe de Central Press et j’ai participé à l’élaboration du journal qui allait sortir pendant le mois où j’étais présente. Je devais effectuer des interviews et prendre des photos. J’ai pu ainsi participer à plusieurs évènements comme la cérémonie d’ouverture du festival « Bakatue » symbolisant l'ouverture de la pêche dans le lagon Benya à Elmina, dans la région centrale, juste à côté de Cape Coast. J’ai aussi participé à l’interview, à Cape Coast, des parents d’Anthony Annan, joueur de football ghanéen, qui a été l’un des artisans de la très bonne prestation de l’équipe nationale ghanéenne à la coupe du monde de football en Afrique du Sud. En effet, j’ai été présente au Ghana au moment de la coupe du monde de football et ce furent de grands moments de fêtes à chacune des victoires du pays. Une de mes plus grandes fiertés dans ce voyage reste le fait d’avoir pu écrire un article en anglais sur l’émergence du rugby au Ghana et que cet article ait été publié dans le journal « Central Press ». Pour écrire cette article, je suis allée voir pendant plusieurs jours des jeunes adolescents ghanéens s’entrainer au rugby et dont certains de leurs entraîneurs étaient aussi des volontaires de Projects Abroad. J’ai ainsi interviewé plusieurs de ces jeunes joueurs ainsi que leurs entraîneurs comme le coach de l’équipe junior nationale de rugby ghanéenne.

Mon voyage au Ghana fut une expérience incroyable et je pense avoir profondément mûri. Ce voyage signifiait beaucoup pour moi personnellement. En effet, je finis mes études l’année prochaine et je voulais accomplir un tel voyage avant de me lancer dans la vie professionnelle. J’avais peur de ne plus avoir forcément le temps de le réaliser si je ne l’effectuais pas maintenant. De plus, le continent africain me fait tellement rêver depuis que je suis toute jeune. Je suis tellement impressionnée par cette joie de vivre dont témoignent les populations africaines alors qu’elles ont très peu de moyens pour vivre. Ce voyage m’a surtout donné l’envie de retourner un jour au Ghana car j’ai fait de merveilleuses rencontres et j’ai partagé énormément de choses avec la population ghanéenne. Le fait d’être restée un mois fut trop court pour découvrir l’ensemble des richesses naturelles et humaines de ce pays. Je pense que rester deux mois est vraiment le temps de séjour idéal pour pouvoir se sentir totalement à l’aise dans le pays et dans son projet. Je suis surtout restée dans la région centrale. Ainsi, j’espère y revenir prochainement pour découvrir les autres régions du pays. Je pense par ailleurs pourquoi pas renouveler, un jour l’expérience avec Projects Abroad dans un autre pays même si cette fois-ci j’attendrai de pouvoir entièrement me le financer.

Adeline Lesage

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