You are from: United States, Go to our American website.

Volunteer OverseasVolunteer Overseas

Mission humanitaire - Missions humanitaires générales, Afrique du Sud par Anne-Sophie Dovillers

Mission humanitaire garderie Afrique du sud Aide aux enfants en Afrique Action sociale dans un bidonville en afrique du Sud

Je m’appelle Anne-Sophie et intégrer la grande famille de Projects Abroad a changé ma vie. Je suis partie en Afrique du Sud en mission humanitaire dans le but de prendre confiance en moi et de devenir une personne meilleure. Jamais je n’aurais pu me douter que ce voyage d’un mois bouleverserait mon existence.

J’avais toujours rêvé de partir en mission humanitaire mais la peur de me lancer, de partir loin de mon domicile, de mes amis, de ma famille mais également l’angoisse de ne pouvoir supporter la misère que j’y verrai et d’être plongée dans une solitude sans aucune âme avec qui partager mes journées et mon chagrin m’avait toujours freiné.

La maturité aidant ainsi que le besoin viscérale de me trouver et de grandir me fit faire le grand saut. Consultant de nombreux sites internet de nombreuses organisations organisant des voyages humanitaires, je m’arrêtai sur le site de Projects Abroad. En effet, la documentation complète et détaillée me donna grande confiance. Le lendemain, j’envoyai un mail à l’organisation afin d’obtenir de plus amples informations et la réponse fut, en plus d’être rapide, rassurante puisque mon interlocuteur prit la peine de calmer mes craintes et de m’orienter vers la mission parfaite pour moi.

Après quelques formulaires que je remplis avec soin ainsi que le choix de ma destination effectué, je reçu mon billet d’avion que l’organisation avait pris soin de me réserver ainsi que l’adresse, le nom et la photo de ma famille d’accueil et de la crèche dans laquelle j’allais travailler. Je partis le 01 octobre 2013, anxieuse et prête à déplacer des montagnes pour les enfants que j’avais hâte de rencontrer.

Ma famille d’accueil fut formidable et elle m’intégra au foyer comme étant un membre des leurs. Je partageai ma chambre avec deux autres volontaires avec qui je devins rapidement très proche, les conditions de vie ainsi que ce que nous vivions chaque jour aidant. Chaque jour, un taxi venait me chercher afin de m’emmener à la crèche se trouvant dans le township. La crèche était petite et insalubre et il me fallut creuser dans mon imagination afin de trouver de quoi occuper les enfants. Le plus difficile fut d’être confronté à une éducation plus rude que celle occidentale à laquelle j’étais habituée. Au départ, les institutrices furent farouches à ma venue mais petit à petit, elles purent observer le travail que j’effectuais avec les enfants, nous finîmes par échanger nos conceptions de l’éducation et elles s’adoucirent considérablement avec les enfants, prirent le temps de les câliner, de les rassurer et de leur parler.

Les enfants s’attachèrent considérablement à moi, je leur appris la tendresse, l’amour et l’importance que, nous occidentaux, nous portons aux enfants. Je leur offris un panier de basket, des jeux de société, une petite maison. Je les emmenai à la plage et nous passâmes une journée merveilleuse rythmée entre cris de joie et de rires de ces enfants si aimants et reconnaissants. J’aidais les institutrices à nourrir les petits, aux leçons également. Moins rude que les institutrices, je prenais le temps de réveiller mes petits protégés, à lacer leurs chaussures. Ils m’ont apportés plus d’amour que personne, et, chaque seconde passé auprès d’eux et des institutrices fut précieuse et magique.

J’ai pleuré parfois, ayant de grandes difficultés à supporter la misère dont les petits étaient victimes et les membres de ma famille faisaient leurs possibles pour sécher mes larmes. J’ai beaucoup ris avec mes colocataires/volontaires, avec ma famille, avec les institutrices et les enfants. Je me suis découverte un amour sans limites pour les enfants ainsi que de grandes capacités concernant l’éducation de ces derniers. Ma famille d’accueil, les autres volontaires, les institutrices, les enfants dont je m’occupais m’ont emmenés pour ce que j’étais et leur apportais. Ils m’ont permis de grandir, de prendre confiance en moi, en ce que je valais.

L’encadrement des membres de l’organisation fut sans faille. Nous partîmes, les autres volontaires ainsi que moi-même, en week-end et partageâmes des soirées inoubliables, un saut à l’élastique, un safari ainsi que de nombreuses confidences. Je devins même très amie avec l’un des membres qui fut preuve d’une grande générosité.

Je suis rentrée depuis près d’un mois et pas un jour ne passe sans que je ne pense à ce mois qui fut le plus beau de ma vie, à ces enfants qui me manquent terriblement mais de qui j’ai des nouvelles régulièrement grâce au directeur de la crèche, à cette famille d’accueil qui m’a aimée et soutenue chaque jour et grâce à qui je peux affirmer aujourd’hui que je possède une vraie famille en Afrique du Sud, à mes colocataires qui partagèrent chacune de mes peines, chacun de mes doutes mais également de nombreux fou rires, à ces institutrices, certes rudes, mais dotées d’une grande patience et de beaucoup d’humanité.

Les larmes de ces dernières, de ma famille, de ces enfants au jour de mon départ m’ont touché au plus profond de mon être. J’aime ces personnes, je les admire et je ne les remercierai jamais assez d’avoir bouleversé ma vie et de m’avoir donné l’envie d’être heureuse et d’être une personne meilleure.

Chacune de ces personnes m’a remerciée de leur avoir une leçon de vie.

A Projects Abroad, à ma famille d’accueil, à ces enfants, à ces institutrices, à ces volontaires avec qui j’ai toujours de nombreux contacts : je vous remercie à mon tour de m’avoir redonné vie.

Anne-Sophie Dovillers

Retour à la liste des témoignages

Tell your friends about this page:

Haut de la page ▲
Feedback
Vous semblez intéressé(e) par nos projets! Souhaitez-vous nous en dire plus ?
Avec plaisir! Pas maintenant, merci.