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Droit & Droits de la personne, Mongolie par Aude Londero

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Il y a un an, j’ai décidé de partir en Mongolie pour découvrir ce pays qui m’attirait depuis tant d’années. Ne souhaitant pas suivre les sentiers touristiques, j’ai préféré partir avec un organisme proposant de mieux appréhender le mode de vie mongol. Mon choix s’est très vite porté sur Projects Abroad, qui me permettait à la fois de travailler dans un domaine qui me passionne, les droits de l’Homme, et d’être hébergée dans une famille mongole tout en m’assurant une parfaite tranquillité d’esprit grâce à une prise en charge totale.

La Mongolie est une terre de contrastes. Le pays est tout d’abord marqué par une très forte inégalité de richesses. Le centre-ville est hérissé de buildings d’affaires et de centres commerciaux ultra-modernes où les produits des marques les plus prestigieuses se vendent à prix d’or alors qu’en périphérie, de nombreuses personnes extrêmement pauvres vivent dans des conditions difficiles, sans aucun confort. Il existe, ensuite, un vrai contraste entre la ville et la campagne. La ville est assez grise, plutôt poussiéreuse, très embouteillée et constamment en travaux. Marcher sur les trottoirs d’Oulan-Bator c’est un peu comme un jeu dont il faudrait éviter les pièges : les trous béants, les monticules de terre imposants, les dalles mal encastrées, les matériaux de construction entassés et les inondations créées à chaque averse ! A l’inverse, la campagne mongole se caractérise par son immensité, la variété des paysages, la pureté de l’air, la clarté des lacs et le calme ambiant.

Il faut généralement quelques jours pour s’adapter à l’atmosphère de la ville, mais une fois cette période passée, il devient très agréable d’y évoluer. Personnellement, je me suis très vite adaptée à la vie mongole, probablement parce que j’ai été très bien accueillie en Mongolie, que ce soit par l’équipe locale de Projects Abroad, par ma logeuse ou par les membres des organisations dans lesquelles j’ai travaillé. L’équipe locale, tout d’abord, m’a prise en charge dès mon arrivée à l’aéroport et pendant toute la durée de mon séjour. J’étais plus particulièrement en contact avec ma responsable locale, avec qui je me suis très bien entendue. De manière générale, l’équipe est très disponible et fait vraiment de son mieux pour que chacun se sente bien pendant son séjour. Toutes les semaines, des évènements sont organisés pour permettre aux volontaires de se rencontrer, de visiter la ville et de découvrir la campagne mongole.

Lorsque j’y étais, j’ai eu l’occasion de visiter Terelj Park, dont certains rochers ont des formes bien particulières. J’ai pique-niqué à Manzushir Park, connu pour son temple magnifique et sa vue imprenable. Je suis allée au cinéma. J’ai chanté dans plusieurs karaokés, une activité mongole typique et vraiment sympa à faire avec des personnes de nationalités différentes ! J’ai également participé aux manifestations organisées pour la journée des enfants. J’ai enfin assisté à Naadam, la fête nationale mongole, un de mes plus beaux souvenirs, notamment la cérémonie d’ouverture qui était spectaculaire !

En dehors de ces évènements, on se retrouvait très régulièrement entre volontaires pour arpenter la ville, visiter les musées et les temples, voir les expositions, aller au théâtre, à l’opéra et au cirque. On organisait aussi des randonnées à cheval et des excusions à la campagne. A ce titre, mon souvenir le plus marquant reste ces quatre jours passés dans le désert de Gobi avec quatre autres volontaires et un guide local. Je n’oublierai jamais l’avion de 32 places, la beauté mystique du paysage, la marche sur les neiges éternelles, la somptuosité des dunes, la splendeur des falaises, la froideur des nuits dans les yourtes, l’accueil chaleureux des familles, la singularité de la ville Dalanzadgad et la joie de partager ce voyage avec cinq personnes de nationalités toutes différentes.

Lorsque je n’étais pas en train de découvrir le pays, je rentrais chez ma logeuse, une jeune fille de 25 ans qui avait appris l’anglais en Inde. Nous nous sommes tout de suite très bien entendues ! Nous avons d’ailleurs passé beaucoup de temps ensemble, notamment le soir quand elle m’apprenait à cuisiner les plats typiques mongols, comme les khuushuurs, succulents ! Elle a été très présente pour moi, même si nous avions chacune nos horaires et nos tâches quotidiennes.

Parmi mes occupations, la plus importante était bien évidemment la réalisation de ma mission professionnelle, que j’ai choisie de faire dans le domaine des droits de l’Homme. J’ai ainsi passé mon premier mois au sein d’une ONG. Mon travail a principalement consisté en la mise en place de partenariats internationaux : j’ai dû recenser puis contacter toutes les entreprises et les organismes pouvant être intéressés par une coopération avec l’ONG et suivre l’évolution de ces nouvelles relations. Le travail était certes fastidieux mais très utile. En parallèle, j’ai réalisé plusieurs missions de terrain : j’ai assisté à des conférences en faveur de la reconnaissance des droits des minorités sexuelles, j’ai participé à des rencontres sportives de basketball et de volleyball, les sports préférés des mongols, et j’ai collaboré à des évènements publics, comme un lancer de ballons organisé pour lutter contre la discrimination envers les personnes atteintes du SIDA. A chaque fois, le but était de sensibiliser l’opinion publique aux droits des minorités, notamment sexuelles, et de récolter des fonds pour l’ONG.

Par ailleurs, je me suis rendue plusieurs fois dans un centre d’accueil pour enfants. J’ai été très marquée par la générosité de la responsable qui incitait les jeunes à aller à l’école au lieu d’errer dans la rue et qui, après les cours, les aidait aussi bien à faire leurs devoirs qu’à réaliser leurs passions artistiques ou sportives. J’ai vraiment apprécié le travail réalisé au sein de l’ONG, d’autant plus que l’ambiance au bureau était excellente. Je me suis très bien entendue avec toute l’équipe, nous déjeunions régulièrement ensemble et nous nous retrouvions parfois le soir pour faire un karaoké ou aller dans un bar. J’ai adoré tous ces moments passés avec eux, nous avons beaucoup ri en partageant nos expériences, nos idées et nos espérances.

Je garde également un bon souvenir de mon expérience au sein d’un institut, où j’ai passé un mois. Mon travail principal a consisté à comparer en droit français, anglais et américain, les règles applicables aux marchés financiers et aux organismes régulateurs. L’atmosphère au bureau était moins conviviale, les membres de l’équipe étant restés relativement distants, mais ma responsable de stage a été très accueillante, allant même jusqu’à me faire visiter une des salles d’audience du tribunal civil.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la langue n’a jamais constitué une barrière. Au sein des deux organismes où j’ai travaillé, plusieurs personnes parlaient suffisamment bien anglais pour que l’on puisse échanger sans difficulté. Les autres faisaient preuve d’une belle motivation pour apprendre, j’ai ainsi donné 2 à 4 heures de cours d’anglais par semaine aux employés qui le souhaitaient, ce qui a aussi été l’occasion pour moi d’apprendre les bases de la langue mongole ! Je pense qu’il est très important, quand on souhaite vraiment intégrer un pays et échanger avec ses habitants, de faire des efforts pour parler un peu la langue nationale. Cela permet d’évoluer plus facilement au jour le jour, on peut se faire comprendre des commerçants, des restaurateurs et des chauffeurs de taxis, ce qui s’avère souvent très utile ! Cela permet surtout de favoriser les rencontres avec les nationaux.

Mon plus beau souvenir vient d’ailleurs de l’une de ces rencontres. La famille d’une volontaire allait retrouver des proches à la campagne pour un week-end et nous a proposé de venir. Ces deux jours ont été extraordinairement riches en découvertes. Nous avons été très bien accueillies par la famille, qui nous a fait découvrir la campagne environnante, nous a fait participer à la traite des vaches et des juments, nous a montré comment on préparait et cuisinait un mouton (le plat traditionnel au moment de Naadam), nous a fait goûter de nombreux plats typiques mongols et nous a emmenées à la cérémonie locale pour Naadam où nous avons assisté à une course de chevaux. Ce week-end est à l’image de la Mongolie : des gens accueillants, un paysage magnifique, une cuisine riche et une culture envoutante. A tel point qu’il est difficile de partir sans un peu de tristesse et l’envie irrépressible de revenir…

Aude Londero

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