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Mission humanitaire - Missions humanitaires générales , Maroc par Christine Montminy

Christine Montminy

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Je me sens éteinte et vide à l’intérieur de mon être. La vie m’a pourtant été facile jusqu’ici. Je réussi tout ce que j’entreprends, j’arrive toujours à mes fins et pourtant il me manque quelque chose. J’ai besoin de vivre autrement et de me sentir utile. Je commence alors mes recherches sur Internet et trouve un site détaillé sur un organisme d’aide humanitaire qui est présent dans plus de 50 pays dans le monde. Je n’arrive pas à choisir une destination qui pourrait me convenir, j’envoie donc un courriel avec une brève description de ma personne et de mes compétences à l’organisme. Je veux partir rapidement et l’option la plus facile pour moi est le Maroc car la langue française y est accessible et pas besoin de visa pour les séjours de moins de trois mois.

Les démarches se font rapidement, les informations sont abondantes et l’organisme m’offre un excellent encadrement. Autant pour la préparation de mon voyage que directement sur le terrain, et ce, à tout moment de ma mission.

Une personne responsable m’attend à l’aéroport. Elle m’explique le déroulement et le fonctionnement de ma mission pendant que nous prenons la route vers la famille d’accueil qui m’hébergera. La maison de la famille d'accueil est située dans la Médina. C'est comme un grand labyrinthe où il y a des maisons (ou des appartements) à travers les souks. C'est difficile de s'y retrouver. À chaque intersection, je prends une photo pour marquer mon chemin. C'est mon truc à moi comme Hansel et Gretel l'ont fait avec des cailloux. Mon truc fonctionne très bien, je réussis toujours à revenir à la maison sans problème. La famille est très gentille et je me sens en sécurité. Les repas sont très bons et je ne manque jamais l’heure du thé! Mezian (c’est bon en marocain)!

Mon travail au sein des enfants commence en douceur. J'ai intégré une classe où il y a deux groupes en alternance. Un de 33 enfants de 5 ans et l'autre de 24 enfants de 4 ans. Dans les deux groupes, les enfants normaux et handicapés (majoritairement autistes) sont mélangés. La monitrice m'a demandé de l'aider à décorer la classe car ils viennent de la repeindre. Cela consiste à faire des dessins pour représenter par exemple: l'alphabet en français, les chiffres, les formes, les couleurs, la météo, les règlements de la classe, etc. Cela me convient parfaitement! J’entreprends de colorier 26 « Dora l'exploratrice » qui tient les lettres de l'alphabet dans ses mains en trois façon, ex: B-b et b en lettre attaché. Mon projet suit son cours et j’ai même fait quelques achats qui embelliront la classe tout en étant éducatifs... mais je dois rencontrer un médecin à cause d’une blessure que je me suis faite avant d’arriver à Rabat. Le responsable de l’organisme m’accompagne dans cette démarche (rendez-vous, paperasse). Diagnostic: tendinite de l'épaule droite et interdiction d'utiliser mon bras droit. Qu'est-ce que je vais pouvoir faire maintenant avec les enfants (car je suis droitière)? Et mon projet? Pas de panique! La monitrice est déçue pour moi car je m'investissais dans la décoration de la classe, mais ça fait son affaire (même qu'elle est contente) car pour ne pas utiliser mon bras droit, je prends en charge l'animation du groupe et c'est elle qui continue le projet déco (c'est beaucoup plus relaxe pour elle et toute une aventure pour moi). Avec les enfants de 5 ans, ça a été super, ils ont tous coopéré. Je dois leur apprendre l'alphabet en français et je fais des jeux avec les lettres. Avec les 4 ans, ouf!, pas facile! Ils ne comprennent même pas ce que je dis en français et ils me crient "maîtresse" presque tous en même temps pour me parler ou pour que je regarde ce qu'ils font. Après le travail, j'en profite pour flâner et regarder l'environnement dans lequel je vis car depuis mon arrivée à Rabat, il pleut, donc je ne sors jamais. Je suis aussi plus à l'aise pour les déplacements que ce soit à pied, en taxi ou en tramway. À force de les côtoyer, je suis moins intimidée par les marocains. J'ai plus d'assurance mais je reste prudente. Mon volontariat se termine avec une grande fête à l'école. Un film est présenté aux élèves et ensuite, je suis chargé de l'animation et je dois inventer un jeu pour distraire une soixantaine d'élèves. On me montre le matériel: des petites balles, des petites quilles et des petits cônes, tous en plastique. Vite! Je mets en marche mon imagination. Je réussi à monter un circuit simple mais assez amusant pour les enfants car ils ont eu beaucoup de plaisir. Même si j'ai dû abandonner le projet déco, j’ai quand même terminé l’alphabet et je suis très fière de l’animation et de tout ce que j'ai accompli dans cette mission.

Je ne sais pas si c’est ma fébrilité, mon excitation et mon désir de vivre cette aventure qui m’ont épargné cette étape, mais je n’ai eu aucun choc culturel. Je repars chez moi avec un sentiment d’accomplissement et un respect pour cette nouvelle culture qui m’imprègne profondément.

Christine Montminy

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