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Journalisme - Projets généraux en journalisme, Éthiopie par Maéva Clément

Maéva Clément Maéva Clément Maéva Clément

Quand j'ai cherché sur internet les possibilités de volontariat qu'il existait et que j'ai découvert Projects Abroad, je savais que je voulais partir dans un pays d'Afrique et plus précisément où il me serait possible de parler anglais. J'ai cependant longuement hésité entre partir pour l'Afrique du Sud ou partir pour l'Éthiopie afin de réaliser un stage de journalisme.

Je n'ai jamais regretté d'avoir choisi l'Éthiopie. Premièrement, c'est le pays d'Afrique subsaharienne le plus sûr. Je n'ai pas eu de retour concernant des vols et on peut voyager en tant que femme, seule, sans aucun problème, même à la nuit tombée. Bien-sûr, on se fait rapidement remarquer étant donné qu'il n'y a que très peu d'étrangers à Addis Abeba, hormis les autres volontaires. Mais les regards sont curieux et réservés plutôt qu'agressifs ou entreprenants. Vous serez également souvent sollicités dans la rue, parfois pour de l'argent par de jeunes enfants, et souvent simplement aussi pour faire la conversation. Comme il y a peu d'étrangers, nombreux sont les Éthiopiens qui m'ont arrêtée dans la rue ou fait la conversation dans les taxis collectifs pour connaître mon histoire et poser des questions sur les merveilles des villes du Nord (on m'a souvent parlé foot aussi !), toujours avec une très grande politesse. Je me suis sentie réellement en sécurité à Addis mais aussi dans le reste de l'Éthiopie. Par exemple, je suis allée à Bahir Dar avec d'autres volontaires, puis j'ai voyagé seule dans le Nord du pays jusqu'à Lalibela sans problème. Certains habitants était bien-sûr surpris de voir une jeune fille si blanche et aux cheveux si longs (rare dans le Nord du pays) voyager toute seule, les autres étaient simplement indifférents, et j'ai profité de la région pour visiter les magnifiques églises orthodoxes qu'elle recèle. A noter que la majorité des Éthiopiens sont en effet de cette confession.

Je suis partie pour l'Éthiopie en septembre (2009), ce qui se révéla être un très bon choix pour découvrir en profondeur le pays. Tout d'abord parce que la saison des pluies touchait à sa fin et que la saison sèche n'avait pas encore commencée : le temps était donc clément, sans être trop étouffant. De fait, le pays était très vert et magnifique. Ensuite, septembre est également le mois parfait pour découvrir la culture éthiopienne car sont célébrés deux évènements majeurs : le nouvel an (le 11 septembre) ainsi que Meskal (fête religieuse autour du 25 septembre). J'ai vraiment apprécié de partager ces moments avec ma famille d'accueil, très chaleureuse et mes nouveaux amis. Les autres volontaires dans ma famille d'accueil et moi avons mangé avec le reste de la famille et participé aux chants qui ont accompagné l'allumage des feux de joie (appelés bonfire en anglais et chibos en amharique) dans le jardin. J'ai également appris à danser le « iskista » quand je suis allée dans un club traditionnel pour le réveillon, avec des collègues de travail. C'était un pur moment de joie – et une catastrophe aussi au début – et je les remercie d'avoir partagé ce moment et sa signification avec moi. J'ai d'ailleurs écrit un article sur mon expérience du nouvel an, toujours consultable sur le site de The Reporter. J'ai beaucoup appris des autres volontaires, en entendant leurs expériences de stage dans d'autres domaines mais aussi en voyageant ensemble à travers le pays.

J'ai fait un mois de stage chez The Reporter, un journal éthiopien indépendant. J'aurais aimé rester plus longtemps parce qu'un mois c'est très court pour prendre ses marques dans un environnement de travail différent et avoir le temps de rédiger quelques articles (un par semaine normalement). J'écrivais surtout pour la rubrique « Art et Vie », pouvant ainsi comparer les modes de vie et raconter avec humour mes expériences quotidiennes en Éthiopie ainsi qu'écrire sur la vie culturelle du pays. Trois jours avant de repartir pour la France, je suis allée retirer de l'argent au centre commercial « Friendship » afin de pouvoir acheter un contingent de café éthiopien (très addictif) lorsque un étranger d'origine allemande me précédant m'annonce qu'une fois encore la machine doit être encore hors service. Lorsqu'il m'annonce platement que c'est la 4ème machine qui ne marche pas dans le coin, on commence à rigoler et à entamer la conversation. Quand soudain, il me demande si je ne suis pas la journaliste française qui a écrit plusieurs articles sur son expérience en tant que farenji (étrangère) en Éthiopie ! J'étais totalement prise de cours : je ne lui avais ni dit mon nom ni ma nationalité. Lorsqu'il m'a dit qu'il avait adoré mes articles et qu'il en avait débattu le contenu avec un ami éthiopien à lui, je n'ai pu m'empêcher de penser que mon stage avait été vraiment bénéfique, ne serait-ce que parce que mes articles avaient inspiré quelques personnes.

S'il fallait faire court : les Éthiopiens que j'ai rencontrés étaient chaleureux, les paysages magnifiques, et mon stage était instructif surtout parce qu'il s'est développé dans une ambiance détendu, avec des collègues de travail prêts à aider à la moindre occasion. J'ai également beaucoup aimé les moments passés avec les autres volontaires, avec qui je suis toujours en contact, et les coordinateurs de Projects Abroad, qui se sont assuré que tout se passe pour le mieux tout au long du séjour.

A bientôt l'Éthiopie !

Maéva Clément

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