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Écovolontariat & Environnement - Écovolontariat en forêt tropicale, Costa Rica par Philip Bell-Doyon

Visite des grottes de Barra Honda Projet chauve-souris en écovolontariat en Amérique Latine Mesure des grenouilles - étude de biodiversité au Costa Rica Etude de biodiversité de flore costaricaine Bébé-singe dans un parc national au Costa-Rica A la chasse eu papillon au Costa Rica

Je m’appelle Philip Bell-Doyon, j’ai 18 ans et j’étudie actuellement en première année de foresterie au Cégep de Sainte-Foy à Québec, Canada. J’ai eu recours à Project Abroad afin de partir en mission de volontariat dans le parc national de Barra Honda au Costa Rica du 18 décembre 2011 au 19 janvier 2012. J’ai choisi ce pays pour son écosystème unique et son immense biodiversité. En effet le Costa Rica est le pays ayant la plus grande densité de biodiversité au monde. Beaucoup le considère comme le paradis des biologistes.

En tant que forestier en herbe se destinant à la conservation d’espaces protégés à l’international, il me paraissait logique que ce pays et ses 161 parcs nationaux et espaces protégés soit un arrêt incontournable dans mon parcours.

Je suis arrivé à San José, la capitale, dans la nuit du 18 décembre, j’ai tout de suite été guidé jusqu’à mon hôtel par un membre du staff de Projects Abroad où j’ai rencontré une autre volontaire avec qui j’ai voyagé le lendemain jusqu’à Nicoya, la ville la plus proche de notre destination finale.

De là, nous avons été escortés par Oscar, biologiste travaillant au parc et Richard, superviseur de Projects Abroad à Barra Honda. Arrivés au camp, la rencontre avec le staff et les autres volontaires se fit naturellement, la bonne humeur et la tranquillité facilitaient les échanges et les conversations.

Dès le lendemain matin, le travail a commencé. Accompagné de trois autres volontaires et d’Eduardo, responsable des investigations sur le parc, nous avons aidé deux étudiantes Costaricaines en cartographie dans leur expédition d’exploration de Barra Honda afin d’en établir les frontières réelles. Cette expédition dura un peu plus de 6h durant lesquelles nous avons marché à travers des paysages extraordinaires mais difficiles à franchir telle une zone de roches calcaires coupantes où les seules prises pour se retenir en cas de chute étaient des cactus ! Sur le chemin du retour, nous avons aperçu une famille de singes hurleurs dont le petit a fait une chute d’une dizaine de mètres en nous voyant. Eduardo l’a alors ramassé pour le soigner, tous les autres singes lui criaient dessus menaçant de lui lancer des objets. Après une dizaine de minutes, le jeune singe retrouva difficilement sa famille et nous reprîmes notre chemin. Autrement dit, une très belle entrée en matière dans le parc.

Les jours à Barra Honda se suivent et ne se ressemblent pas, la journée « normale » si je peux me permettre de l’appeler comme ça, consiste à se lever à plus ou moins 7h, déjeuner à 7h30 entre les Garobos, une sorte de grands iguanes, les singes hurleurs et capucins. Les plaisirs de la vie au grand air Costaricain ! Meicel, notre chef, toujours pleine de vie et de joie, qui plus est très bonne cuisinière, nous prépare le repas typique qui est « arroz y frijoles », « rice and beans » en clair, matin, midi et soir. Enfin pas vraiment, le matin c’est du Pinto, la différence ? En près d’un mois j’ai toujours un peu de mal à la faire si ce n’est que le Pinto c’est du « rice and beans » mais cuits ensemble, j’ai appris à ne jamais dire que les deux plats étaient identiques où je me faisais amicalement arracher la tête par Meicel !

Après le déjeuner nous partions travailler environ 4 heures pour revenir au camp pour midi. Pendant les heures les plus chaudes de la journée de midi à 3h30 c’était repos, sieste pour les uns, soccer pour les autres ! Ensuite arrivait le deuxième travail du jour, pour certains, jusqu’au coucher du soleil. Pour les autres, qui participaient aux projets nocturnes, l’après-midi c’était détente, marches dans le parc, piscine, jeux, cuisine, chacun y trouvait son bonheur. Les soirées se finissaient souvent au bar local où certains se racontaient leurs histoires du jour autour d’une bière alors que d’autres apprenaient à danser la salsa.

Les semaines au camp étaient aussi plaisantes que variées. Les projets d’investigations s’enchainaient et évoluaient constamment. La capture et la mesure nocturne des chauves-souris avec notre Batman local, Eduardo, spécialisé sur ces animaux dans ses études, mais également celle des grenouilles avec Coco, Frogman, qui lui étudie les amphibiens et davantage les grenouilles. Nous participions également à la capture de papillons et de fleurs avec Oscar, ces expéditions étaient toujours accompagnées d’éclats de rire incontrôlables, imaginez quatre hommes entrain de courir après des papillons avec d’énormes filets comme des petites filles dans les champs. D’autres jours nous nous levions avant le soleil afin d’être parés pour le comptage et l’identification annuel des oiseaux. Ce jour-là fut le seul jour de mon voyage où le temps n’était pas clément, en effet, la température était fraiche et le vent fort soufflait. Les seuls colibris de sortie étaient les migrateurs venus du Canada ! Forcément les blagues s’en suivirent entre Oscar et moi !

Certains jours nous devions également entretenir les structures ou encore nettoyer la rivière, mais même lorsque les tâches paraissaient moins intéressantes, quelqu’un était toujours là pour donner de la bonne humeur aux autres. Les volontaires ont également le droit à une visite guidée de grottes. Les fins de semaines se résumaient à des trips back-packing, autrement dit, partir en petit groupes avec d’autres volontaires à l’aventure pour découvrir ce pays aussi riche au niveau culturel et social qu’environnemental.

En résumé, ce voyage fut une expérience hors du commun m’ayant beaucoup apporté non seulement professionnellement mais aussi humainement. Le Guanacaste est une région où la joie et la bonne humeur est omniprésente. Des rencontres inoubliables et une seule envie en tête, celle d’y retourner au plus vite.

Philip Bell-Doyon

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