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Écovolontariat & Environnement - Écovolontariat en forêt amazonienne, Pérou par Catherine Aubry

Ecovolontariat, Pérou, par Catherine Aubry

Ecovolontariat, Pérou, par Catherine Aubry

Ecovolontariat, Pérou, par Catherine Aubry

Ecovolontariat, Pérou, par Catherine Aubry

Ecovolontariat, Pérou, par Catherine Aubry

J’avais envie de sortir de ma zone de confort. Tout a commencé à ce moment. J’avais envie de voyager autrement. Autrement qu’être entourée par des centaines d’autres québécois dans un hôtel touristique d’une destination soleil. Mêlé à cela une autre envie de découvrir ces gens du Sud. Je voulais que mes prochaines aventures se passent en sol latin. Quelques clics sur Google plus loin, je suis tombée sur le site de Project Abroad. Le sérieux et l’exhaustivité de leur interface m’a rassuré et séduit. L’éco volontariat m’interpellait. Il n’en fallait pas plus. Trois mois plus tard je prenais l’avion, seule pour la première fois, en direction de la jungle péruvienne.

Trois vols et deux escales plus loin, une souriante dame m’attendait à l’aéroport de Puerto Maldonado. Trois semaines complètement folles et à l’extérieur de ce à quoi j’étais habituée allaient commencer. La première douche sans eau chaude surprend. Les premières piqures de mosquitos ne sont pas nécessairement agréables. Ça prend quelques jours à s’habituer aux cris des singes hurleurs en guise de réveil matin. Mais une fois qu’on a compris le charme de cette jungle, on ouvre notre esprit – relativement déjà bien ouvert car on a délibérément décidé d’être là – et on comprend tout ce qu’elle a à nous offrir. La première activité à laquelle j’ai participé est une des plus courantes, soit le animal feeding. C’est celle qui consiste à préparer les portions de fruits, légumes et autres aliments pour les différents animaux du centre. Ça permet justement de se familiariser à toute cette beauté simple. Au début, j’arrivais à peine à différencier les quatre ours et à la fin je savais que je devais râper les carottes pour une des femelles compte tenu de sa dentition. J’étais à même de localiser sa cage et d’aller lui porter sa nourriture seule, sous la supervision d’un membre du personnel bien certainement. C’était génial de se sentir impliquée de la sorte, de sentir qu’on faisait partie d’une équipe. Certaines tâches étaient directement liées aux animaux comme la préparation des repas ou le nettoyage des cages. Mais j’ai aussi été appelé à participer à d’autres activités pour la préservation du rescue center. Je ne mentirais pas, j’ai été de corvée pour la sortie des ordures qui consistait à faire une chaine humaine et descendre les sacs de déchets à la pirogue afin d’aller les porter à la ville! Deux heures de cette activité et ça reste un de mes souvenirs préférés car je me rappelle très bien l’autre volontaire, à la fin, me dire «Are we going to swim… With all of our clothes!?» Une minute plus tard, accrochées à une corde de Tarzan, nous sautions dans la rivière Madre de Dios. C’est libérateur! J’ai aussi eu le privilège d’apprendre à manier la machette. Quelques aventures, dont j’aimerais mentionner, avec la chainsaw également. Je savais que les Nord-Américains étaient reconnus pour être stressés. On m’avait aussi dit que les Sud-Américains étaient souvent l’inverse. Le clash a été fabuleux. On m’a tendu la chainsaw en toute quiétude, même si je n’avais jamais utilisé cet engin de ma vie. On m’a fait confiance. Et, je dois l’avouer, j’ai peut-être surestimé mes compétences en la matière. Je me souviens de ce moment où j’ai coincé l’appareil dans un gigantesque tronc d’arbre et du «Oh ! Oh !» que j’ai lâché après l’incident. Mais ce que je vais me souvenir par-dessous tout, c’est la réaction du membre du personnel avec lequel j’étais. Si patient. Si peu embêté par ce qui venait de se passer. C’est, selon moi, l’attitude que tout être humain devrait adopter face à une situation problématique. Quelques essais, chutes sur les fesses et rires plus tard, la chainsaw était retirée et nous avons poursuivi notre chemin dans la forêt afin de débroussailler le restant des chemins. Ce petit moment m’a appris beaucoup. Le personnel est gentil et souriant, et bien plus que ça. Il est informé ; il sait de quoi il parle. Il est habitué et compétent dans ce qu’il fait. Jamais l’idée que nous allions peut-être nous perdre en forêt ne m’a effleuré l’esprit. Il est drôle et compréhensif. Il va rire un peu et t’aider par la suite à ramasser la pastèque que tu viens d’exploser sur le plancher car tu croyais que t’étais capable d’en prendre deux à la fois (been there, done that !). Les membres du personnel sont intéressés et curieux. Ils vont te poser des questions et ce même si on ne parle pas vraiment la même langue (ce n’est pas tous les employés qui ont un anglais fluide). Ils vont s’intéresser à qui tu es et non pas à ce que tu as l’air. Ils vont aussi tout faire pour t’inclure. Je me souviens très bien que mes trois semaines dans la rainforest a été marqué par l’arrivée d’un bébé singe araignée, lequel avait été gardé captif comme animal d’amusement dans une cage pour l’intérêt des clients d’un restaurant. Il s’appelait Apu. Un nom en lien avec la force et l’esprit des montagnes dans l’histoire péruvienne. En toute honnêteté, il a été mon préféré. Le nourrir était plutôt une activité réservée à un membre du personnel désigné car il y avait des heures spécifiques et le premier biberon était par exemple très tôt le matin. Il m’a suffi que de demander une seule fois à savoir si je pouvais moi aussi participer. Dès lors, les matins où je me levais plus tôt je pouvais préparer la mixture pour Apu et lui ingérer (toujours supervisée bien sûr) pour par la suite aller rejoindre les autres volontaires pour le déjeuner (en espérant que ça soit un mardi pour les Thuesday Pancakes!) et ainsi commencer la journée. J’e n’ai également pas pu résister à demander pour aller lui faire faire des promenades. Demande qui a évidemment été bien reçue. On m’a simplement expliqué qu’il était important que je ne le prenne pas dans mes bras car c’est lui qui devait s’agripper à ma nuque ou à ma tête afin de favoriser le développement de ses muscles et on m’a ensuite laissé aller marcher avec lui. Il se pourrait aussi qu’à un moment donné – je le dis car je sais de quoi je parle ! – vous sentiez quelque chose de plutôt chaud dans votre dos et que vous réalisez qu’il est en train d’uriner sur vous ! Mais croyez-moi, vous allez juste rire en vous disant welcome to the jungle !

L’expérience que j’ai vécue durant ces trois semaines est unique. Je le conseille à toutes personnes désirant vivre quelque chose de différent et prêtes à s’immerger dans une autre culture. Autant les activités que les membres du personnel et les autres volontaires ont fait de ce moment de ma vie un dont je vais me souvenir longtemps. John Steinbeck a écrit : «People don’t take trips. Trips take people.» et c’est exactement ce qui s’est passé pour moi !

Catherine Aubry

Ce témoignage est basé sur l’expérience unique d’un volontaire à un certain moment donné. Nos projets s’adaptent constamment aux besoins locaux, ils évoluent au fur et à mesure que des volontaires s’impliquent et s’adaptent aux saisons, ainsi votre expérience sur place pourra être différente de celle décrite ici. Pour en savoir plus sur cette mission, vous pouvez consulter la page de ce projet ou bien contacter l’un de nos conseillers de volontaires.

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