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L’article publié dans La Presse le 8 janvier 2016

Le 4 février 2016

C’est avec consternation que nous avons découvert l’article publié dans La Presse le 8 Janvier 2016 attaquant Projects Abroad sur un certain nombre de points relatifs à notre action au Cambodge.

Cet article rapporte des faits qui s’avèrent infondés et, pire encore, porte atteinte à l’intimité de plusieurs enfants cambodgiens parmi les plus vulnérables.

Nous devons à notre communauté d’anciens volontaires, notre équipe et nos organisations partenaires, de répondre à onze de ces affirmations les plus accablantes.

Affirmation #1: Projects Abroad opère illégalement au Québec parce qu’elle ne dispose pas de la licence d’agent de voyage

Projects Abroad n’a jamais été avisée d’une quelconque enquête au regard de son statut légal dans quelque région du Canada que ce soit, Québec inclus.

TICO, l’agence de protection des consommateurs de l’industrie du tourisme en Ontario, où est basé Projects Abroad, a confirmé que cette dernière n'est pas considérée comme étant une agence de voyage. Bien que les entreprises basées à Toronto soient soumises aux lois provinciales, l’Ontario et le Québec disposent de régulations très similaires. Nous pensons donc que le jugement de l’OPC (Office de la protection du consommateur) sera identique. Bien entendu nous ferons preuve d’une entière coopération à toute enquête éventuelle qui pourrait être menée.

Affirmation #2 : Projects Abroad envoie des volontaires non qualifiés fournir des soins médicaux

Seuls des médecins locaux qualifiés travaillent sur les programmes médecine que Projects Abroad propose et ces derniers supervisent tous les aspects relatifs au projet de nos volontaires. Ceux-ci reçoivent une formation sur les soins appropriés à fournir et les protocoles de sécurité à suivre. De plus, l’aide que les volontaires pourraient fournir est strictement à la discrétion de ces professionnels de la santé.

A ce sujet, les citations qui apparaissent dans l’article sont utilisées complètement hors  contexte. Par exemple, un passage extrait du blog d’une volontaire en ergothérapie mentionne une « approche par tâtonnement », et l’article laisse entendre que cette volontaire n’avait aucune idée de ce qu’elle faisait. En réalité, elle décrit une approche empirique qui n’est absolument pas fondée sur une approximation mais utilise au contraire une procédure d’élimination adaptée à la réalité du pays (un certain nombre d’enfants ne possèdent aucun dossier médical car ils n’ont jamais été suivis auparavant) et résolument professionnelle, car conduite sous la supervision du physiothérapeute local. Il s’agit en effet de  tenter plusieurs approches thérapeutiques, toutes légitimes tant sur le plan médical qu’au niveau de la protection et du respect de l’enfant, jusqu’à ce que la plus appropriée soit identifiée pour un enfant en particulier. 

Affirmation #3 : Projects Abroad apporte une aide à des orphelinats au Cambodge qui cause plus de tort qu’elle ne fait de bien

Projects Abroad ne propose pas de volontariat relié aux tâches exercées dans les orphelinats au Cambodge. Depuis 2013, nous avons travaillé avec des ONG bien établies (ainsi qu’une organisation pour la protection de l’enfance), afin d’ouvrir trois centres communautaires pour 500 enfants. Les volontaires sont envoyés dans ces centres afin d’apporter leur aide au programme de développement de la petite enfance, et en suivant un modèle de prise en charge communautaire reconnu à l’échelle nationale.

Projects Abroad est fermement attaché au principe qui veut que les institutions d’accueil soient la toute dernière option d’un enfant. Home of Hope est un centre de réhabilitation pour enfants handicapés, et c’est en effet leur seule option afin de recevoir les soins spécialisés dont ils ont un besoin vital. Ainsi que mentionné dans l’article, plusieurs de ces enfants ont été abandonnés par leurs familles en raison de stigmates sociaux, ou parce que ces dernières n’avaient pas les moyens de promulguer les soins requis par leur pathologie. Les ressources que ce centre reçoit ne dépendent pas du nombre d’enfants qu’il accueille, il n’admet pas de visites du public ni n’incite à faire de dons, tout cela en conformité avec notre politique de protection de l’Enfance. 

Affirmation #4 : Projects Abroad n’effectue pas de vérifications sur les volontaires qu’elle envoie travailler auprès d’enfants

Tout volontaire âgé de 18 ans ou plus se rendant au Cambodge et dont le futur projet implique d’une façon ou d’une autre de travailler avec des enfants doit nous soumettre un casier judiciaire et une référence académique ou professionnelle. Cela a été le cas de l’auteur de cet article, et nous en possédons d’ailleurs toujours la copie.

Plus important encore, afin d’ajouter un outil de contrôle à cette procédure de vérification, les volontaires travaillent sous la supervision directe et permanente de notre équipe sur place. À Home of Hope, cet encadrement est assuré par un physiothérapeute ainsi que par trois à cinq membres du personnel du centre. En conformité avec notre politique de protection de l’enfance, les volontaires travaillent auprès des enfants dans des lieux ouverts. Aucun enfant ne peut être emmené hors site, sauf cas particuliers approuvés exclusivement par l’équipe locale.
Les volontaires reçoivent des instructions strictes leur demandant de signaler tout cas suspect d’abus d’enfant auprès de Projects Abroad et d’une ONG locale qui lutte contre la maltraitance des enfants au Cambodge.

Affirmation #5 : Les missions de volontariat à court terme sont traumatisantes pour les enfants

Des études ont montré que les enfants élevés dans des institutions d’accueil, avec ou sans la présence de volontaires, ont une plus grande tendance à développer des troubles de l’attachement. C’est la raison pour laquelle Projects Abroad s’engage à ce que les institutions d’accueil soient la dernière alternative envisagée pour tout enfant.

En réalité, cet article se trompe de cible : il questionne l’impact –à l’intérieur et en dehors des structures d’accueil- du volontariat à court terme sur les enfants. À ce jour, aucune étude n’a été portée à notre connaissance qui aurait prouvé -ou même tenté de démontrer- que la présence de volontaires auprès des enfants leur est néfaste ou même dangereuse. Une telle étude devrait d’ailleurs porter sur l’univers du volontariat dans son ensemble et une telle conclusion s’appliquerait alors de façon identique à tous les lieux où il se pratique et où des volontaires travaillent avec des enfants : écoles, centres aérés, clubs de sport, etc…

Tout bien considéré, c’est l’inverse qui nous apparaît. Ce qui nous frappe au contraire, ce sont les exemples concrets –il y en a plusieurs à Home of Hope- d’enfants qui ont fait leurs premiers pas au centre, grâce au travail constant, à la détermination et au suivi de volontaires de Projects Abroad. Ces exemples sont la preuve vivante de ce qu’un volontaire, secondant une équipe locale de longue durée à travers un rôle structuré et dans le cadre d’un programme réfléchi, peut apporter une contribution inestimable au développement d’un enfant.

Affirmation #6 : Projects Abroad n’a pas fourni de travail structuré et utile à faire au centre Home of Hope :

Les volontaires qui sont affectés à Home of Hope reçoivent avant leur départ plusieurs documents d’importance pour les assister dans leurs préparations : liste de tâches, liste élémentaire des maladies dont souffrent les enfants, guide sur les soins spécifiques aux enfants handicapés, notre plan de gestion des soins (un programme qui revêt une importance cruciale pour Projects Abroad et ses organisations partenaires car il permet un suivi des enfants et une continuité dans le travail des volontaires) et enfin notre politique de protection de l’enfance.

Cette documentation est suivie d’un échange individuel avantleur départ avec un membre du personnel de Projects Abroad. Dès leur arrivée, les volontaires reçoivent ensuite un soutien et une formation personnalisés, incluant l’accès aux dossiers des enfants avec qui ils interagiront. Les volontaires participent à des séances de formation périodiques à notre bureau et reçoivent des visites régulières de l’équipe de Projects Abroad sur leur lieu de travail.

À Home of Hope, les volontaires effectuent un travail qui, sans eux, ne pourrait tout simplement pas voir le jour, en particulier parce que la grande majorité d’entre eux sont des spécialistes, ce dont le Cambodge ne regorge malheureusement pas. Ils dispensent des thérapies sous la tutelle du physiothérapeute local employé à temps plein. Ainsi que nous l’avons déjà écrit plus haut, leur contribution a permis, entre autre, à certains enfants de marcher pour la première fois.

Un nombre important de volontaires spécialisés ont sollicité des renforts pour que les enfants puissent recevoir davantage de soins généraux. Il faut bien comprendre qu’un volontaire en mission humanitaire envoyé en soutien des volontaires kinésithérapeutes et ergothérapeutes déjà en place va, en se focalisant sur l’aide consacrée à nourrir les enfants et à jouer avec eux, permettre aux thérapeutes de concentrer davantage leurs efforts et compétences à la thérapie spécialisée. Ceci leur permet d’accorder plus de temps et d’attention aux enfants qui ont le plus besoin de soins. Voilà la raison qui justifie que nous envoyions parfois du personnel aidant, ce que nous faisons uniquement lorsqu’un futur volontaire manifeste un vif intérêt pour une telle mission, ou dispose de compétences ou d’expérience auprès enfants handicapés. Ceci est uniquement décidé au cas par cas après discussion avec le volontaire sur ce que ce travail implique.

L’auteur de l’article a, elle aussi, suivi le parcours ci-dessus. Nous voulions dans un premier temps l’affecter à l’un des centres d’accueil de notre partenaire principal pour les missions d’aide à l’enfance au Cambodge. C’est vers ce placement que nous l’avons naturellement dirigée, et c’est uniquement sur sa requête expresse que nous avons décidé de l’affecter à Home of Hope, du fait du fort intérêt qu’elle avait manifesté pour travailler avec des enfants souffrant de handicaps. D’après ses dires, elle était une voyageuse avertie, avait de l’expérience avec les enfants, que ce soit la garde d’enfants dans son quartier ou ses propres enfants, et surtout manifestait une envie apparemment authentique de donner le meilleur d’elle-même dans le cadre de sa mission. En acceptant sa requête, nous avons tenu pour véridiques les informations qu’elle nous avait fait partager ainsi que sa volonté de s’impliquer dans son Projet. Il nous apparait difficile d’envisager aujourd’hui que tel fut jamais le cas, considérant la décision qu’elle a prise à l’époque d’abandonner le projet après seulement 4 jours. En tous les cas, nous insistons particulièrement sur le fait qu’aucun enfant n’a jamais été mis en danger; néanmoins, au vu de cet événement délicat, nous allons réévaluer les conditions sous lesquelles nous envoyons nos volontaires non spécialisés à Home of Hope.

Affirmation #7 : Les marges de profit de Projects Abroad sont de 30 à 40%

Après taxes, notre marge de profit en 2014 était de 7% (2014 est l’année déclarée la plus récente).

Nous avons cependant pris bonne note de certaines remarques concernant les informations financières actuellement disponibles sur notre site internet. La présentation actuelle de nos finances a été conçue afin d’être aisément compréhensible pour le grand public mais nous avons pris conscience du fait que ces informations aient pu être simplifiées à l’excès. Une actualisation de ces informations sera effectuée courant 2016. 

Affirmation #8 : Le modèle de Projects Abroad repose sur l’entretien de la « misère générale » comme source de profit

Cette affirmation outrageuse et infondée est aussi fallacieuse pour nous qu’elle l’est pour tout autre organisme de bienfaisance. Nous ne recevons pas d’argent de pays en développement et notre unique source de revenus provient de personnes bien intentionnées qui souhaitent voyager, participer à des projets intéressants autant pour eux-mêmes qu’utiles aux communautés locales, tout en expérimentant un échange culturel authentique.

Loin d’encourager la misère, nous sommes continuellement à la recherche de lieux où notre modèle peut aider à l’atténuer. On peut en trouver un exemple récent et probant dans notre projet de reconstruction de secours aux sinistrés mis en place aux Philippines, qui s’est achevé à la fin de l’année 2015, concluant 2 ans d’efforts et ayant impliqué la participation de 233 volontaires. Nous avons construit 8 écoles, un centre d’accueil de jour et 24 maisons aidant au total plus de 3 000 personnes.

Considérant que nous avions fait tout ce qui était en notre pouvoir pour apporter notre aide sur place, nous avons pris la décision de transférer nos ressources vers d’autres besoins requérant notre contribution et où l’aide de nos volontaires serait à la fois utile et salutaire. Nous avons donc mis un terme à ce projet.

L’arrêt d’un tel projet n’impacte pas notre fonctionnement et nos ressources; Malheureusement nous vivons dans un monde où il y a énormément de gens dans le besoin.

Affirmation #9 : Les volontaires de Projects Abroad feraient mieux de rester chez eux et d’y faire du bénévolat :

L’article soutient que les volontaires de Projects Abroad devraient plutôt effectuer leur volontariat chez eux au lieu de partir le faire aussi loin. Dans les faits, les volontaires font les deux : non seulement l’expérience qu’ils vivent avec Projects Abroad les structure et les encourage mais, une fois rentrés, elle les conduit également à s’engager davantage auprès d’organisations locales, et parfois-même à créer leur propre structure de bienfaisance.

Affirmation #10 : Projects Abroad devrait uniquement envoyer des spécialistes qualifiés faire du volontariat :

Nous sommes fiers que la plupart de nos volontaires soient des gens « ordinaires » (comprendre : qui ne sont pas des spécialistes) dont la volonté première est un désir authentique d’impacter positivement sur le monde. Leur contribution est une valeur ajoutée au travail entrepris par tant d’autres sur place mais il ne le remplace aucunement.

Affirmation #11 : Les volontaires de Projects Abroad devraient faire un don plutôt que de voyager

Cet article soutient qu’une alternative préférable à un voyage de volontariat est de faire un don à un organisme de bienfaisance. Là encore, nos vues divergent considérablement.
Les dons purs et simples ne sont presque jamais considérés étant une alternative à un voyage de volontariat. Nos volontaires, s’ils ne s’étaient pas investis dans leur projet, auraient probablement dépensé leur argent et leur temps dans toutes sortes d’activités, études ou voyages.

Leur expérience à l’étranger s’avère pour eux une source d’inspiration et d’apprentissage importante. Nous croyons donc que l’expérience qu’ils auront vécu avec Projects Abroad les conduira à être davantage conscients des défis de notre temps et à porter plus d’attention aux enjeux mondiaux qu’avant leur départ, et enfin que cela ne les empêchera nullement de faire des dons à des organismes de bienfaisance, dons qu’ils feront alors certainement d’une manière plus éclairée et informée et qui s’inscriront sur la durée.

Les valeurs que nous défendons et souhaitons continuer à incarner :

Nous offrons l’opportunité à nos volontaires de vivre des expériences à la fois utiles et enrichissantes dans des endroits du monde qu’ils ne connaissent pas forcément, et ce de façon organisée et sûre. Nous fournissons aux communautés locales un revenu complémentaire durable et un contingent de volontaires motivés.

Nous offrons la possibilité à des hommes et des femmes venus du monde entier de se rencontrer pour contribuer à construire un avenir meilleur, centré sur le respect des autres et axé sur une plus grande compréhension mutuelle, loin des fanatismes.

Notre approche est innovante et nous comprenons qu’elle puisse en dérouter certains.  Mais aujourd’hui plus que jamais notre monde a besoin de progresser, de se renouveler et de se transformer pour le meilleur. De telles évolutions ne se font pas en un jour; un tel objectif est exigent mais c’est bel et bien celui que nous souhaitons poursuivre. C’est pourquoi nous restons pleinement engagés, aujourd’hui et demain, en faveur de nos projets humanitaires au Cambodge et dans le reste du monde.

 


 

February 4, 2016

We were disappointed to read criticism of Projects Abroad in La Presse. The article had a very loose grip on the facts, and worse, it invaded the privacy of some of Cambodia’s most vulnerable children.

We owe it to our community of alumni, staff, and placement partners to respond to eleven of the most specific and damning charges:

Claim #1: Projects Abroad is operating illegally in Quebec because it is not a registered travel agent

Projects Abroad has not been notified of any inquiry into its legal status in any part of Canada, including Quebec.

TICO, the travel industry regulator of Ontario, where Projects Abroad is based, has confirmed that Projects Abroad is not a travel agent. While Ontario-based companies are subject only to that province’s laws, Ontario and Quebec have very similar regulations. We believe the judgment of the OPC would be the same. If we are contacted by any government body, we will of course cooperate fully with their investigation.

Claim #2: Projects Abroad sends unqualified volunteers to provide medical care

Projects Abroad’s medical programs work exclusively with locally-certified medical professional who supervise all aspects of the volunteers’ experience. Volunteers receive training on proper care and safety protocols. In addition, all assistance that volunteers might provide is strictly at the discretion of these medical professionals.

Quotes in this article on this subject are taken wildly out of context. For example, a quote from an occupational therapy volunteer’s blog using “trial and error” is implied to mean that this volunteer did not know what she or he was doing. In fact, this volunteer describes using a professional, and proper, process of elimination: attempting several, equally legitimate, approaches to therapy until the best one for a particular child is found. This was a beneficial process for all involved, and took place under the supervision of a locally-certified physiotherapist. 

Claim #3: Projects Abroad supports orphanages in Cambodia that do more harm than good

Projects Abroad does not offer orphanage volunteering in Cambodia. Since 2013, we have worked with a well-established Cambodian NGO (and a recognized Child Safe organization) to found three community-based day care centres for 500 local children. Volunteers are sent to these centres to assist in the early childhood development program run by staff members of the local NGO and following the nationally-recognized model of community-based care.

Projects Abroad is committed to the principle that institutionalized residential care should be the last option for any child.

Home of Hope is a rehabilitation home for disabled children, and it is indeed the last option for these children to receive the specialized care they need. As noted in the article, many of these children have been abandoned by their families because of social stigmas, or because the families cannot afford to care for them. It does not receive payments based on the number of children in its care, and it does not invite members of the public to visit and donate, all in accordance with our Child Protection Policy.

Claim #4: Projects Abroad does not vet the volunteers that it sends to work with children

In Cambodia, all volunteers age 18+ must submit a criminal record check and a professional or academic reference before working with children in any way. The author of this article did, and we still have it on file.

More importantly than vetting, volunteers work under the constant and direct supervision of on-site staff. At Home of Hope, this supervision is done by a physiotherapist and three to five other facility staff members. In accordance with our child protection guidelines, volunteers provide therapy in open, public areas. No children are taken off-site except with local staff and for pre-approved purposes. Volunteers are given strict instructions to report any suspected cases of child abuse to Projects Abroad and a locally registered NGO specifically focused on stopping child abuse.

Claim #5: Projects Abroad’s short-term volunteers traumatize children

Studies have shown that children raised in institutionalized care – with or without the presence of volunteers – have a higher likelihood of developing attachment disorders. That is why Projects Abroad is committed to the principle that institutionalized residential care should be the last option for any child.

This article confuses a separate issue: the impact – inside or outside institutionalized care – of short-term volunteers on children. To date, we are not aware of any study that has shown, or even attempted to show, that the presence of volunteers itself is harmful to children. Such a discovery would presumably appear equally across the entire world: in schools, day care centres and sports clubs – anywhere volunteers work with children.

On balance, we see evidence to the contrary. We believe that the presence of volunteers in a structured role, supporting long-term local staff members working towards a plan, is enormously beneficial to children. Clear examples of this benefit walk the grounds of Home of Hope every day: children who have taken their first steps thanks to the hard work of many Projects Abroad volunteers.

Claim #6: Projects Abroad did not provide worthwhile, structured work to do at Home of Hope

Volunteers at Home of Hope receive several important documents before arrival: task list; care management plan (a program that is crucial for Projects Abroad and its partners because it allows monitoring of children and continuity in the work of volunteers); guide on caring for children with disabilities; and our child protection policy. This information is followed-up by personal communication with a Projects Abroad staff member before departure. Upon arrival, volunteers are given individualized training and support, including access to the case files of the children with whom they will interact. Volunteers attend periodic training sessions at our office, and receive on-site visits by Projects Abroad staff.

At Home of Hope, volunteers do a job that would otherwise not be done. The vast majority of volunteers sent here are specialists who are meant to provide therapy under the guidance of the full-time, local physiotherapist employed there. As a result of this extra therapy, some of the children there have walked for the first time.

Numerous specialist volunteers have asked for more help with general care at this placement. With more general help, focused on feeding and playing with the children, therapists can focus their attention, skills and time on specialized therapy. In particular, more time can be spent with the children that need the most care. As such, we occasionally send general caregivers here if they have a strong interest, skills or experience to work with disabled children. This is done only after careful consideration and discussion with the volunteer about what this job entails.

All of this was true in the case of the author of this article. She was originally allocated to a community-based day care centre, and was only changed to Home of Hope because she expressed a strong interest to help there. She was a seasoned traveller, and had previous experience in childcare. By agreeing to her request, we took her enthusiasm to help at face value and we were disappointed when she abandoned the project after only 4 days. The children were never put in harm’s way, but based on this frustrating experience we will be reevaluating the circumstances under which we send general care volunteers to work at Home of Hope.

Claim #7: Projects Abroad’s profit margin is 30 to 40%

After taxes, our profit margin in 2014 was 7%. (2014 is the most current year reported.)

We have noted the worthy criticisms of the financial information currently available on our website, and we will release revised information later in 2016. The current explanation of our finances was designed to be digestible for the general public; we have taken on-board the feedback that perhaps this was oversimplified for our audience.

Claim #8: Projects Abroad’s business model depends on the preservation of “general misery” as the source of profit

This outrageous and unsubstantiated claim is as spurious for us as it is for any charity. We do not receive any money from developing countries, so our only source of revenue is well-meaning travellers who want to travel and participate in interesting projects that are worthwhile for local communities.

Far from preserving misery, we actively seek out places where our model can help reduce it. When we achieve our goal, we move on to the next one. A recent example is our Philippines Disaster Relief project, which was closed at the end of 2015 – after two years and 233 volunteers joining us. We built 8 schools, a day care centre and 24 houses – helping more than 3,000 people.  Since we did all that we could to help people there, we shifted resources to other areas in need of our services where our volunteers could be of better use.

This does not hurt our revenue model at all; unfortunately we live in a world where there are many people in need of help.

Claim #9: Projects Abroad volunteers should stay at home and volunteer there

The article argues that Projects Abroad volunteers should volunteer at home instead of travelling far away. In fact Projects Abroad volunteers do both: a structured, inspiring experience with Projects Abroad inspires volunteers not just to engage more with local charities after they get home, but sometimes they even go on to start organizations of their own.

Claim #10: Projects Abroad should only send trained specialists to volunteer

We are proud that most of our volunteers are normal people, not specialists, with an interest and motivation in making a difference. These people add to what everyone else is doing in-country; they don’t replace it.

Claim #11: Projects Abroad volunteers should give a donation instead of travelling

The article argues that a better alternative to a trip is a donation to a charity. In fact, our volunteers would have spent their time and money on other sorts of activities, education and travel. Large, outright donations to charity are almost never considered as a practical alternative to this decision.

Moreover, we believe that, thanks to their experience with Projects Abroad, volunteers are more likely to be aware of global issues and donate to charity. They are inspired and educated by their time abroad and, especially later in life, donate more often, more intelligently and more sustainably.

What we stand for

We offer travellers a safe, organized way to gain worthwhile experiences of a new place. We offer local communities a sustainable source of foreign income and a corps of motivated volunteers. We offer the world a way to build a better future with more mutual understanding and respect, and less jingoism. We offer a new way of doing things, and that might be scary for some people. But we need change, now more than ever. Big changes don’t happen quickly, but we remain committed, now and for the long-term, to supporting worthwhile humanitarian projects in Cambodia and around the world.

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